Galerie Bertran

Ecole de Rouen, Ecole Normande, Art, antiquités, peinture XIXeme et XXeme siècle



Posts tagged "Maurice LOUVRIER"

Maurice LOUVRIER


Maurice LOUVRIER (1878-1954)

Elève du lycée Corneille aux côtés de Dumont , Pinchon , Tirvert et Francis Yard , il entre ensuite à l’école des Beaux-Arts où il fait la connaissance de Marcel Couchaux qui l’entraine dans l’atelier de Delattre puis dans les réunions de Blainville-Crevon. Ecrivain, comédien le soir sur la scène du théâtre français , Louvrier participe activement à la vie artistique et littéraire de son époque. Il fréquente Mac Orlan, Monet … et expose aux côtés des “maîtres”.
A Rouen , il participe à l’activité du groupe des XXX et défend les idées “modernes”.Son oeuvre est d’une étonnante diversité, tant par les sujets traités, les moyens d’expression utilisés que par le style. Petites touches scintillantes ou larges empreintes du couteau sur la pâte, études vigoureuses ou tableaux délicats, ses toiles traduisent un univers intimiste, une ambiance plus qu’un paysage, une nature morte ou tout autre motif.

Catalogue disponible à la boutique

Tableaux de Maurice Louvrier actuellement en vente à la galerie




Ecole de Rouen : journal exposition d’automne 2011 art.4


maurice Louvrier

maurice Louvrier

Ecole de Rouen : journal exposition d’automne 2011 art.4

Maurice LOUVRIER (1878-1954)

Ami fidèle de Pierre Dumont, Maurice Louvrier est en première ligne de l’avant garde rouennaise. Il fuit l’ Ecole des Beaux Arts pour suivre les cours de plein air de Delattre. Sa créativité est toujours empreinte d’émotion et de sensibilité. Son champ d’expression personnel se renouvelle sans cesse et le mène du fauvisme à l’abstraction figurative.

Le port de Rouen, dédicacé à son ami collectionneur et compositeur Spork, est traité différemment. Louvrier fait ressentir l’activité fébrile et bruyante du port dans son ciel mouvementé, ses fumées et ses eaux agitées par les remorqueurs qui sillonnent la Seine.




Exposition Maurice LOUVRIER


Maurice Louvrier

Maurice Louvrier

Exposition Maurice LOUVRIER

du 18 mai au 30 juillet 2007

 

Maurice LOUVRIER (1878-1954) : Rouen, la rue Saint Hilaire




Pierre DUMONT (1884-1936) – Maurice LOUVRIER (1878-1954)


Pierre DUMONT (1884-1936) - Maurice LOUVRIER (1878-1954)

Pierre DUMONT (1884-1936) – Maurice LOUVRIER (1878-1954)

 

Pierre DUMONT (1884-1936) – Maurice LOUVRIER (1878-1954)

Deux amis – Deux peintres engagés

Pierre Dumont fait la connaissance de Maurice Louvrier au lycée Corneille à Rouen : c’est le début d’une amitié profonde, durable, parfois orageuse. Les deux artistes participerons à de nombreux évènements normands et parisiens. Ils suivront un itinéraire commun depuis les Beaux Arts en passant par l’Académie Libre de Joseph Delattre puis avec les frères Duchamp à Blainville Crevon. Adhérents à la société des Artistes Rouennais, créée par le peintre Marcel Delaunay, Dumont, soutenu par Louvrier, fondera ensuite le Groupe des XXX qui s’élagie ensuite en société de peinture moderne…(extrait du carton d’invitation)

Pierre DUMONT (1884-1936) : Nature morte à la brioche




Pierre DUMONT (1884-1936) – Maurice LOUVRIER (1878-1954)


 

Pierre DUMONT (1884-1936) - Maurice LOUVRIER (1878-1954)

Pierre DUMONT (1884-1936) – Maurice LOUVRIER (1878-1954)

 

Pierre DUMONT (1884-1936) – Maurice LOUVRIER (1878-1954)

deux amis, deux peintres engagés

Exposition du 18 mars au 18 mai 1995

Maurice LOUVRIER (1878-1954) : Nature morte aux abricots




Sous le regard de Monet


“L’Ecole de Rouen”, on a coutume de grouper sous ce nom un certain nombre de peintres de milieux et même de tempéraments très différents, mais liés entre eux par une amitié à l’épreuve du temps et un même amour de la nature. Les trois premiers représentants de ce groupe sont Joseph Delattre, Charles Angrand et Albert Lebourg. Dès 1877, on désigne l’ensemble de ces peintres sous le nom d’Ecole de Rouen. En 1895, Joseph Delattre fonde une “Académie Libre”où viennent se joindre Pinchon, Louvrier, Guilbert, Couchaux, Vaumousse, Dumont, Tirvert, Hodé, Suzanne, Hénocque, Madeleine. Régulièrement Pissaro vient leur apporter son réconfort. En 1907, Delaunay et Paul Mascart créent la Sté des artistes rouennais et organisent des expositions à Rouen.

Aujourd’hui, la galerie Michel Bertran permet de retrouver ces impressionnistes rouennais “sous le regard de Monet” (1er Juin au 15 Septembre 1994)

Bulletin Economique
Juillet 1994




Louvrier ” l’insolite ” Peintre de l’Ecole de Rouen


Maurice LOUVRIER (1878-1954)

Maurice LOUVRIER (1878-1954)

 

Louvrier ” l’insolite ” Peintre de l’Ecole de Rouen

du18 novembre au 28 décembre 1988

Maurice LOUVRIER (1878-1954) : Neige à Blainville – Crevon (datée 1900)

LOUVRIER L’INSOLITE

Galerie Bertran, le portrait d~ groupe cède la place ou portrait particulier, après “l’Ecole de Rouen” présentée dans toute sa diversité, c’est une vingtaine d’œuvres de Maurice louvrier qui vont occuper, en cette fin d’année, les cimaises de la rue Molière. Un louvrier insolite et multiple qui charme et étonne. Rouennais de naissance et de cœur, élève et admirateur de Joseph Delattre, écrivain et acteur à ses heures ; il était de ceux qui savent attendre, flâner, regarder, s’attarder. Privilèges d ‘une époque direz-vous, peut-être, mais encore fallait-il les saisir, se laisser enchanter par les plus humbles choses et y découvrir toute la poésie du monde. Les tableaux montrent et racontent, tout est prétexte à la peinture. Un petit ours en peluche étendu sur le dos, les membres écartelés. Image tendre et fragile d’un souvenir d ‘enfance retrouvé au fond d’un tiroir ou au coin de sa mémoire. A ses côtés, une nature morte vivante ; les yeux écarquillés et la bouche rouge grande ouverte, le masque de Pierrot regarde un vase garni de fleurs et s’émerveille de tant de beauté rassemblée.

L’écrivain aurait-il inspiré le peintre? La nature elle aussi prend part aux enchantements. Des falaises presques irréelles dont la masse solide et imposante s’est dissoute dans les nuances de vert pâle et de blanc côtoient une interprétation d ‘une toile de Sisley, un village sous la neige, étrange et magique sous son masque olivâtre . Presque monochrome, un paysage tout de vert vêtu lui aussi, montre un clocher dominant la campagne ; autour les formes disparaissent noyées dans l’uniformité des tons. Jamais la couleur n’écrase ni n’agresse ; même quand il s’approche du Fauvisme, Louvrier modère les contrastes. Le pastel et l’aquarelle lui permettent de traduire avec la sensibilité et la tendresse qui le caractérisent la nature environnante et toute une humanité qu’il «croque» avec émotion, ajoutant sur la couleur leur silhouette au crayon. Les techniques varient et le «style » également. Avec Maurice Louvrier, on ne peut parler d ‘une manière picturale. Chaque tableau diffère du précédent. Après les brumes impressionnistes sont apparues autour de 1900 des toiles vigoureuses nourries des recherches et des d iscussions passionnées du cercle de Blainville-Crevon ; la pâte grasse, noire, ocre ou blanche, directement posée sur la toile indique en quelques traits larges et précis l’essentiel du motif laissant de grands espaces en réserve. Quelques tableaux ainsi composés nous offrent l’image d ‘une incontestable modernité. Par la suite , Louvrier revient à des compositions plus nuancées, le trait s’assouplit et la palette s’adoucit. Sous son pinceau, la rue des petites eaux est un feu d ‘artifice délicat ; sur fond bleu nuit s’animent de fines touches de rouge , de jaune et de vert qui éclatent et pétillent. Quand le couteau remplace le pinceau, le tableau devient une juxtaposition de carrés de couleurs ajoutés. La matière épaisse et irrégulière valorise la subtilité des alliances chromatiques. L’abstraction est toute proche mais « sous les apparences transitoires de la forme et de la couleur, écrit son ami René Fauchois, Louvrier était avide de découvrir et de traduire l’âme même des choses, cette palpitation à l’objet comme à l’homme, à la fleur comme à l’animal ….

Laurence FLAMENT