Léon Suzanne

Léon Suzanne

 Léon SUZANNE (1870-1923)

Un mitron pas comme les autres

Léon SUZANNE (1870-1923) : Autoportrait

Fils d’un boulanger, il travaille avec son père mais ce sont les pigments qui l’attirent plus que la farine ou le froment. Joseph Delattre, de 12 ans son aîné, est séduit par le talent de ce jeune autodidacte et l’accueille dans son Académie dès sa création. C’est en compagnie d’artistes comme Hénocque, Louvrier, Vaumousse, Couchaux et Bradberry que Suzanne suit Delattre sur le motif. Sa touche, comme celle de son ami Hénocque, est virgulée et saisit les délicates nuances des paysages du maître. Avec l’assurance, sa matière s’épaissit et ses couleurs sont plus franches ; huiles, aquarelles et pastels prennent des accents modernes et fauves.
Démobilisé en 1919, il se sert d’une brosse plus large et du couteau pour rendre l’atmosphère rouennaise avec des dégradés de bleus et de gris.

Avec une économie de matière, jouant des bleus, des blancs, des gris et surtout des réserves, Léon Suzanne, donne vie à cet autoportrait fascinant.