Galerie Bertran

Ecole de Rouen, Ecole Normande, Art, antiquités, peinture XIXeme et XXeme siècle



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Jacques VILLON


Jacques VILLON (1875 – 1963)

Né Gaston DUCHAMP à Damville dans l’Eure, il passe son enfance à  Blainville-Crevon au sein de sa famille où il rencontrera plusieurs peintres de l’Ecole de Rouen comme Marcel COUCHAUX, Maurice LOUVRIER, Eugêne TIRVET, Pierre DUMONT … Son grand-père maternel Emile NICOLLE communique à Gaston DUCHAMP l’art du dessin et de la gravure. Sous le pseudonyme de Jacques VILLON, il expose à Rouen dès 1905 et travaille également comme illustrateur à Paris jusqu’en 1910. En 1911, il s’oriente vers le cubisme puis l’abstraction.  Il ordonne et rythme son cubisme avec des couleurs vives. « Je commence à partir d’études d’après nature. J’en fais sortir une construction un jeu d’arabesques et de rythmes ». J. VILLON. Il fait partie du célèbre groupe de Puteau avec ces deux frères Raymond DUCHAMP-VILLON et Marcel DUCHAMP.

Tableaux de Jacques VILLON  actuellement en vente à la galerie

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Jacques VILLON (1875 – 1963)

Born Duchamp in Damville small village 50 miles from Rouen, he spent his childhood in Blainville-Crevon in his family where he met several painters of the School of Rouen like Marcel COUCHAUX, Maurice LOUVRIER, Eugêne TIRVET, Pierre DUMONT … Her maternal grandfather Emile NICOLLE communicates to Gaston DUCHAMP the art of drawing and engraving. Under the pseudonym Jacques Villon, he exhibited in Rouen from 1905 and also worked as an illustrator in Paris until 1910. In 1911, he turned to cubism and then abstraction. He orders and rhythms his cubism with bright colors. “I start from studies of nature. I bring out a construction a set of arabesques and rhythms » J. VILLON. He is part of the famous group of Puteau with these two brothers Raymond DUCHAMP-VILLON and Marcel DUCHAMP.

Paintings by Jacques VILLON currently on sale at the gallery

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Paul-Elie GERNEZ


Paul-Elie GERNEZ (1888 -1948)

Naissance à Onnaing, près de Valenciennes, le 27 Janvier 1888  de Paul-Elie Gernez, dans une famille de paysans.
Après des études dans son village natal et ensuite à l’Ecole supérieure de Valenciennes, il est tour à tour apprenti à la faïencerie d’Onnaing et élève décorateur. C’est à 13/14 ans qu’il compose ses premiers vrais dessins, les portraits de ses parents. A 17 ans, il réalise au pastel, technique qu’il gardera toute sa vie, d’étonnantes copies de tableaux de Van Dyck. Son style personnel est déjà perceptible.
Il prépare le professorat de dessin et obtient pour quelques mois un poste au lycée de Valenciennes. Puis le hasard et un poste vacant le conduisent à Honfleur. Il comprend très vite qu’il a trouvé là ce qu’il cherchait : le calme, un travail qui lui permet de vivre, mais lui laisse le temps de peindre et surtout cette atmosphère de l’estuaire tant aimée par Boudin. Il obtient un succès certain lors de ses premières expositions en 1917. Ces succès se confirment après la guerre.  Il interprète le cubisme à sa manière. Il y trouvera « une confirmation des grandes règles classiques ».
Gernez ne fait pas de concession, c’est un travailleur infatigable. Il veut accomplir tous les jours ses « gammes » et dessine beaucoup. Dans le même esprit, il réalise 2 à 4 aquarelles par jour. Il travaille d’après nature : nus, natures mortes et paysages. Gernez partage son temps entre Paris, capitale des Arts, et Honfleur qu’il ne quittera jamais longtemps. En 1923 il est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur. Les Musées français et étrangers achètent ses œuvres.
En 1942,  la maladie lui impose le repos. Son rythme se ralentit, mais il travaillera jusqu’à ce que ses dernières forces le quittent. Après une grave opération en 1946, Gernez s’éteint en 1948.
« L’art est moins la réussite d’une volonté intellectuelle ou morale que l’expression sentimentale d’un homme qui a su définir ses dons ».  (lettre à O. Friesz, 1921)

Tableaux de Paul-Elie GERNEZ  actuellement en vente à la galerie

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Pierre DUMONT


Pierre DUMONT (1884-1936)

Initié à la peinture par son ami Pinchon, il commence à travailler sur le motif et rencontre des peintres locaux.Ses premières toiles trahissent l’influence impressionniste, mais très vite, les paysages perdent leur charme tranquille , la palette s’assombrit et la pâte s’épaissit.Révolté par l’archaisme des expositions municipales, ce jeune peintre volontaire fonde le groupe des XXX dont la première manifestation a lieu en 1907. Matisse, Derain, Marquet et Vlaminck y participent.Deux ans plus tard, le groupe élargit devient “Société de peinture Moderne”.
Après l’expérience fauve ,Dumont se lance dans le cubisme puis c’est le départ pour la capitale et le Bateau Lavoir où il fréquente Max Jacob, Picabia, Gris, Apollinaire… Après la “vie parisienne”, il retrouve la côte normande, la cathédrale rouennaise, Gasny et la vallée de la Seine mais harcelé par de violentes attaques , il doit bientôt cesser toute activité.Ses couleurs semblent sculptées sur la toile, intenses et lumineuses dans les périodes d’accalmie, elles se chargent de noir et disparaissent totalement quand sa peinture devient l’expression d’un cri.

Catalogue disponible à la boutique

Tableaux de Pierre DUMONT  actuellement en vente à la galerie




Raymond DUCHAMP-VILLON


Raymond DUCHAMP-VILLON (1876 – 1918)

Le 5 Novembre 1876 naissant à Damville, dans l’Eure, le second fils du Receveur de l’Enregistrement, Justin-Isidore-Eugène Duchamp et de sa femme, Marie-Caroline-Lucie Nicolle. Dès la rentrée scolaire de 1885, il devient pensionnaire au Lycée Corneille de Rouen. En 1894, le voilà à Paris, au Quartier Latin pour faire son P.C.B.  Sur le point de terminer sa médecine, il est atteint d’une crise de rhumatismes aigus qui l’oblige à abandonner ses études et à se soigner sérieusement. C’est à ce moment qu’il commence à sculpter, en autodidacte .L’œuvre : Elle peut se diviser en trois périodes : les premières œuvres, influencées par Rodin, entre 1902 et 1910. La recherche d’une forme simplifiée, entre 1910 et 1912. Les sculptures « cubistes » entre 1912 et la mort de l’artiste.
A partir de 1904, Raymond Duchamp-Villon expose régulièrement des œuvres à la Société Nationale des Beaux-Arts, puis aux Indépendants et au Salon d’Automne.
Le groupe de Puteaux se forme autour des 3 frères Duchamp. Duchamp-Villon expose son Beaudelaire dans un ensemble d’André Mare au Salon d’Automne 1910-1911.
En 1912, la Section d’Or expose sous ce nom rue La Boétie. Au Salon d’Automne la Maison Cubiste.
En 1913, il expose à New-York : l’Armony Show et au Salon d’Automne le Boudoir avec André Mare.
En 1914, il s’engage comme médecin auxiliaire. Il est envoyé au IIème Cuirassiers à St Germain en Laye. Envoyé sur le front de Champagne en 1915, il y contracte la typhoïde.
En 1916, Hôpital de Mourmelon : le Coq Gaulois pour le Théâtre aux Armées.
En 1917, Hôpital de Châlons sur Marne. Portrait du Professeur Gosset et études pour un jeu d’échecs.
En 1918 , il est transporté à Cannes et meurt le 7 Octobre.

L’art est le rapport de l’homme avec l’indéchiffrable. Il n’y a rien d’étonnant à ce qu’il soit illisible… C’est aussi l’unique moyen pour l’homme de s’évader en esprit et de goûter la liberté.
(Notes manuscrites inédites de Raymond Duchamp-Villon).

 




Merveilles de l’Ecole de Rouen


Michel Bertran aborde l’hiver avec une très solide exposition dédiée à l’Ecole de Rouen, doublée d’une superbe présence des sculptures, terres cuites gigantesques et petits bronzes de Carrier-Belleuse.

Autre grande signature, celle de Jacques Villon, dont cette galerie possède plusieurs très belles gravures. L’Ecole de Rouen est présente avec de remarquables pièces. A commencer par celle de Pierre Hodé, “Cargos dans le port de Rouen” Une petite toile d’essence cubiste. A noter aussi les très petits formats d’Alfret Dunet, lui aussi cubiste. Et puis un beau Couchaux, un bouquet d’anémones placé en plein air, face au coteau. Des fleurs encore signées Louvrier, un port de Rouen sous la neige de Georges Cyr, un autre de Vaumousse, des natures mortes éclatante pour Tirvert, un bouquet de dahlias de Pinchon, le coup de crayon ravageur de Le Trividic dès qu’une danseuse passe à portée.Un Delattre et une imposante série de Dumont très en pâte onctueuse.Et puis Guilbert, Mascart, de nombreux croquis d’Eustache Bérard, célèbre figure rouennaise de la première moitié du XIXe siècle et un superbe Bordes, vue de Montmartre.

Paris-Normandie
29 Novembre
Rémi PARMENT