Charles ANGRAND (1854-1926)

 

C'est le chercheur des "mousquetaires".Après l'impressionnisme qu'il a très vite adopté, Angrand va se passionner pour les théories optiques.A Paris, il participe à la fondation du Salon des Indépendants, et fait la connaissance de Seurat qu'il accompagne dans ses recherches chromatiques. Ensemble ils étudient la division du ton, analysent la couleur et la lumière. Une démarche intellectuelle qui donne naissance à une nouvelle technique : plus de trait de pinceau , ni de touche irrégulière mais des pointillés de couleurs pures qui s'animent et se mélangent sous l'oeil du spectateur. Les toiles d'Angrand deviennent des mosaïques multicolores aux formes simplifiées.

En 1891 , il abandonne la couleur pour se consacrer au dessin, évoquant avec tendresse la campagne du pays de Caux, les gestes des paysans, les fermes et les animaux des herbages.






Léonard BORDES (1898-1969)

 

Elevé dans une famille de musiciens, il suit les cours de Zacharie et entame une double carrière artistique. Violoncelliste au Théâtre des Arts, il consacre le reste de son temps à la peinture. C'est dans les quartiers populaires qu'il installe son chevalet. Darnétal, le mont Gargan, la côte Sainte-Catherine sont ses sites privilégiés, "il excelle à les traduire, à les multiplier de la façon la plus émouvante, avec son âme et son coeur mordu de froid".


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Marcel COUCHAUX (1877-1939)

 

L'ouverture de "l'Académie libre" est pour cette nature indépendante l'occasion de fuir l'enseignement trop "placide" de l'école des Beaux Arts. Aux séances de plein air succèdent les réunions joyeuses et fécondes de Blainville-Crevon, véritable creuset artistique, où se mèlent peintres, poètes et musiciens. Une effervescence qui s'efface bientôt pour faire place à une vie calme et rustique.

Installé avec sa famille à Sommery, village du pays de Bray, Couchaux devient le chantre de la vie paysanne.Les travaux des champs, le mouvement des laboureurs, les gestes des fermières et l'animation du poulailler sont les sujets simples et vivants dont il peuple ses tableaux.Travaillant le plus souvent au couteau, il habille sa toile d'une pâte épaisse aux couleurs somptueuses qu'il "tricote" ensuite au pinceau.

D'une facture robuste, son oeuvre s'apparente à ceux qu'il a toujours peints, les hommes de la mer et de la terre normande.

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Joseph DELATTRE (1858-1912)

 

Ami fidèle d'Angrand et de Monet, c'est le défenseur farouche des idées nouvelles. Ses premières toiles s'inscrivent dans la tradition de l'école de Barbizon puis sa manière évolue, elle devient plus libre, les formes se simplifient, les contours s'estompent. Perdant leur caractère "conventionnel", ses toiles se heurtent à l'incompréhension du public. Harcelé par les difficultés financières, il est contraint de travailler en usine.

En 1895 , il crée " l'Académie Libre" ouvrant son atelier à de jeunes peintres qu'il entraine sur le motif, au Pré du Loup ou sur la Côte Sainte-Catherine d'où l'on peut voir la ville, la Seine et les trois mâts.

Maître écouté et admiré par toute une génération d'artistes rouennais, il écrit avec modestie : "Je n'aurai donné qu'un petit son de flûte mais il aura été juste".

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Charles FRECHON (1856-1929)

 

Inscrit en 1879 à l'Académie de peinture et de dessin, il rencontre Lemaître, Angrand et Delattre. Comme eux, il est séduit par les oeuvres impressionnistes et choisit de peindre en plein air. Ses couleurs claires appliquées sur la toile en petites touches légères composent des paysages d'une grande fraicheur : pommiers en fleurs, meules dorées, feuillages rougis par l'automne ou prairie enneigée...

Peintre des saisons, habile à saisir toutes les nuances de la campagne normande, il a brossé également quelques scènes charmantes de son jardin.

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Narcisse GUILBERT (1878-1942)

 

Issu d'une famille modeste de la campagne du pays de Caux, le jeune garçon est apprenti lorsqu'il fait la connaissance du "maître en plein air". Tout en continuant à gagner sa vie, il s'inscrit à l'école des Beaux-Arts.

Les dimanches il installe son chevalet à proximité de la Seine ou sur les plateaux dominant la ville. Ses paysages aux coloris très sûrs et d'une grande sensibilité attirent l'attention d'un amateur fortuné qui procure au peintre les moyens de se consacrer à son art. Aux oeuvres normandes inspirées des sites si souvent fréquentés par cette génération d'artistes, s'ajoutent de somptueuses marines peintes sur les côtes bretonnes.

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Albert LEBOURG (1849-1928)

 

Originaire de Monfort-sur-Risle, dans l'Eure, il a 17 ans quand il vient à Rouen travailler chez un architecte. Le soir il suit les cours de l'Ecole municipale de peinture et de dessin. Préferant la nature à la copie des plâtres antiques, il va chercher ses "modèles" dans la campagne environnante.

Après quatre années passées à Alger comme professeur de dessin, sa palette s'éclaircit. De retour en France, il s'installe à Paris et expose aux côtés des impressionnistes. Comme eux, il aime saisir les aspects fugitifs de la vallée de la Seine transposéssur la toile en touches délicates de gris, de vert et de mauve ; parfois quelques taches plus sombres signalent une présence humaine.

De nombreux voyages le conduisent vers de nouveaux paysages (Auvergne, Hollande, Belgique, Angleterre...), mais c'est à la Bouille, près de Rouen, qu'il choisit de se retirer pour assister au spectacle de la nature, loin des modes et des mouvements picturaux.

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Robert-Antoine PINCHON (1886-1943)

 

Fils d'un bilbliothécaire de la ville de Rouen, journaliste et critique dramatique, il est très jeune attiré par la peinture. Talent précoce, il expose sa première toile à l'âge de 14 ans. Inscrit à l'école des Beaux-Arts, il fréquente également l'atelier de la rue des Charrettes. Le collectionneur Depeaux s'intéresse à ce garçon prometteur et l'introduit auprès des "grands", Lebourg, Monet ...

Participant au Salon d'Automne de 1907, Pinchon découvre avec enthousiasme les oeuvres de "fauves". Il fonde avec Dumont le groupe des XXX.

Peintre de la lumière, coloriste virtuose, il exprime avec toute la vivacité de sa palette et la délicatesse de sa touche, les aspects changeants du paysage normand, les éclats du soleil sur la ville ou les feux éclatants de l'automne. Véritables féeries chromatiques, ses toiles séduisent le public et la critique parisienne.

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Maurice VAUMOUSSE (1876-1961)

 

Musicien passionné de peinture, Vaumousse est violoniste au Théâtre des arts. C'est aussi un des habitués de l'atelier de la rue des Charettes. Suivant l'exemple du maître du plein air, il observe les bords de mer, la Seine et les prairies environnantes... Toute une nature calme et changeante qu'il exprime avec fougue, pour mieux saisir "l'instant".Les bombardements ont détruit une grande partie de sa production.

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Henri VIGNET (1857-1920)

 

Décorateur, antiquaire, musicien, naturaliste et collectionneur enragé. Henri Vignet est aussi un peintre de talent qui s'est plu à exprimer les aspects les plus pittoresques du vieux Rouen et de l'île Saint-Louis. A l'écart des mouvements picturaux qui traversent l'époque, il observe et compose.

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Georges CYR (1880-1964)

 

Ordinaire du Jura, c'est à Paris qu'il commence à peindre, conseillé par Juan Gris. Vers 1910, il s'installe à Rouen et découvre le charme des vieux quartiers.

Ami d'Othon Friesz, le jeune peintre visite la cité havraise, Fécamp, Harfleur et Honfleur le séduisent également. Il exprime ces ports avec une palette très sobre, réduisant les formes à l'essentiel, privilégiant les rythmes et l'équilibre du tableau.

Sa peinture "trop dépouillée" ne bénéficie pas des faveurs du public normand. En 1934, il quitte Rouen pour Beyrouth où il restera jusqu'à sa mort, participant activement à la vie artistique du pays.

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Georges BRADBERRY (1878-1959)


De nationalité anglaise par son père , le jeune Bradberry est né à Maromme près de Rouen. Paysagiste comme son Maître Delattre , il utilise le pastel ou l'aquarelle pour exprimer avec une infinie délicatesse les sous-bois baignés de brumes matinales ou enflammés dans leur habit automnal. Marcheur infatigable et observateur sensible , sa palette enregistre les plus sensibles variations atmosphériques.

En quête d'une lumière de plus en plus intense, il juxtapose avec bonheur turquoise, vermillon, mauve, ocre et outre mer pour donner naissance à des oeuvres pleines de charme et de poésie qui ne peuvent que séduire.

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Pierre HODE (1889-1942)

 

Georges Ducenne de sa véritable identité, il signe toutes ses toiles du nom de son grand-père maternel. Artiste autodidacte, commis sur le port de Rouen puis fonctionnaire à la préfecture, il dessine et commence à peindre sur les rives de la Seine. Ami de Pinchon et de Dumont, il accompagne ce dernier à Paris, au Bateau-Lavoir et se consacre désormais uniquement à la peinture.

Paysages et natures mortes sont ses thèmes de prédilection. Délaissant le motif , il exécute désormais ses paysages en atelier. Ses oeuvres très composées ne laissent pas de place au hasard, abandonnant tout effet de perspective, il géométrise les formes et adopte une manière cubiste jusqu'en 1932.

A partir de cette date, il délaisse la peinture au profit du théâtre. Les toiles qu'il exécute par la suite perdent leur rigueur et les formes s'assouplissent.

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Maurice LOUVRIER (1878-1954)


Elève du lycée Corneille aux côtés de Dumont , Pinchon , Tirvert et Francis Yard , il entre ensuite à l'école des Beaux-Arts où il fait la connaissance de Marcel Couchaux qui l'entraine dans l'atelier de Delattre puis dans les réunions de Blainville-Crevon.

Ecrivain, comédien le soir sur la scène du théâtre français , Louvrier participe activement à la vie artistique et littéraire de son époque. Il fréquente Mac Orlan, Monet ... et expose aux côtés des "maîtres".

A Rouen , il participe à l'activité du groupe des XXX et défend les idées "modernes".Son oeuvre est d'une étonnante diversité, tant par les sujets traités, les moyens d'expression utilisés que par le style. Petites touches scintillantes ou larges empreintes du couteau sur la pâte, études vigoureuses ou tableaux délicats, ses toiles traduisent un univers intimiste, une ambiance plus qu'un paysage, une nature morte ou tout autre motif.

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Magdeleine HUE (1882-1944)


C'est la seule femme de "L'ecole de Rouen". Elle peint des natures mortes envahies de fleurs, des scènes champêtres et des marines associant sensibilité et hardiesse du trait. Mais ses sujets favoris sont les fêtes foraines, les rues pavoisées et les marchés ; scènes animées dans lesquelles elle donne toute liberté à la couleur qui s'étale avec ivresse.

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Eugène TIRVERT (1881-1948)


"Disciple" de Delattre, il se lie à la nouvelle vague d'artistes anti-conformistes qui constituent le groupe des XXX. A l'occasion de l'exposition de 1907, il découvre les oeuvres de Vlaminck, Dufy, Marquet, Matisse...

Très vite libéré de l'influence impressionniste, ses toiles se font plus construites, ses formes plus solides, les couleurs s'enhardissent. Paysages, portraits et natures mortes vibrent avec la même intensité et la même force.Fauve par sa palette, Cézannien par la rigueur de ses compositions, Tirvert est parvenu à une véritable synthèse picturale.

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Léon-Jules LEMAITRE (1850-1905)

 

Après des études à l'Académie de peinture de Rouen puis dans l'atelier de Gérôme à Paris, Lemaître se passionne pour la peinture de plein air et l'impressionnisme. Il rallie à sa cause ses amis rouennais Frechon, Angrand et Delattre ; "Comme les trois mousquetaires, ils sont quatre, jeunes, ardents..." écrira un critique. Les toiles qu'il peint à cette époque avec une grande vivacité sont rejetées par le public.

Après plusieurs tentatives, toutes vouées à l'echec, il doit se résigner et adopte une technique plus "sage" pour représenter les "coins du vieux Rouen", architectures auréolées de brouillard qu'anime une foule de petits personnages.

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Edouard DE BERGEVIN (1861-1925)


Inscrit à l'académie de peinture de Rouen en même temps que Frechon, Angrand et Delattre, il poursuit sa formation à Paris dans l'atelier de Gérome qui le considère comme l'un de ses meilleurs élèves.

Portraitiste fort apprécié de ses contemporains, illustrateur et affichiste, c'est aussi un paysagiste délicat. Souvent accompagné de son ami Delattre, il se promène dans la campagne du côté de Dieppedalle ou Petit-Couronne, ou saisit l'atmosphère d'une rue de la ville aux cent clochers.

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Pierre DUMONT(1884-1936)


Initié à la peinture par son ami Pinchon, il commence à travailler sur le motif et rencontre des peintres locaux.Ses premières toiles trahissent l'influence impressionniste, mais très vite, les paysages perdent leur charme tranquille , la palette s'assombrit et la pâte s'épaissit.Révolté par l'archaisme des expositions municipales, ce jeune peintre volontaire fonde le groupe des XXX dont la première manifestation a lieu en 1907. Matisse, Derain, Marquet et Vlaminck y participent.Deux ans plus tard, le groupe élargit devient "Société de peinture Moderne".

Après l'expérience fauve ,Dumont se lance dans le cubisme puis c'est le départ pour la capitale et le Bateau Lavoir où il fréquente Max Jacob, Picabia, Gris, Apollinaire... Après la "vie parisienne", il retrouve la côte normande, la cathédrale rouennaise, Gasny et la vallée de la Seine mais harcelé par de violentes attaques , il doit bientôt cesser toute activité.Ses couleurs semblent sculptées sur la toile, intenses et lumineuses dans les périodes d'accalmie, elles se chargent de noir et disparaissent totalement quand sa peinture devient l'expression d'un cri.

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Marcel DELAUNAY (1876-1959)


Elève de l'école des Beaux-Arts, il profite également des "leçons de nature" de son aîné Charles Frechon.Pour pallier à l'inertie des Sociétés de Peintures locales, il décide de fonder la Société des Artistes Rouennais.Organisateur et homme d'action infatiguable, défenseur du patrimoine artistique, il est à l'origine de la société des Monuments et Sites de l'Eure."Ami du Beau" , il s'intéresse à toutes ses manifestations : de l'architecture monumentale aux chaumières fleuries.Dans ses toiles hautes en couleurs, les fleurs : phlox, roses, tulipes ou lilas , occupent une place privilégiée.

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Louis GERMAIN (1897-1952)


Fils d'instituteurs savoyards, il devient enseignant lui même puis concourt au professorat de dessin à Paris où il fréquente l'Ecole du Louvre et l'atelier "La Chaumière". Il enseigne ensuite le dessin à l'école Supérieure de Chambéry.Sa carrière l'entraine à Rouen puis au lycée Charlemagne à Paris. Son frère Félix est l'auteur de beaux livres sur la montagne. Tout les deux sont des alpinistes chevronnés et il ramène de jolies pochades de ses courses et des ouvres executées sur le motif. La revue La Montagne reproduit quelques unes de ses toiles et la galerie Saint-Louis de Grenoble l'expose.Ses touches puissantes communiquent admirablement sa passion pour la montagne.

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Narcisse HENOCQUE (1879-1952)


Il fut l'un des élèves de Delattre, dont il suit l'exemple, s'attardant sur les rives de la Seine, les prairies environnantes ou le bord de mer.Employé de bureau, il profite de ses loisirs pour travailler sur le motif.

Les surfaces mouvantes du ciel et de l'eau sont ses thèmes de prédilection. Il les reproduit sur la toile dans de jolies harmonies colorées.

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Pierre LE TRIVIDIC (1898-1960)

 

Elève brillant et esprit cultivé, il s'intéresse à tous les recoins de la ville médiévale. Ouvert à toutes les expressions artistiques, il est à la fois peintre, illustrateur d'ouvrages, décorateur, poète et sculpteur.

Il pratique avec aisance la peinture à l'huile, l'aquarelle ou la gravure. Ses sujets sont aussi variés que ses modes d'expression : natures mortes, paysages urbains et surtout scènes de music-hall, de théâtre ou de cirque. Images en mouvement dans lesquelles il donne toute la mesure de son talent et de sa fantaisie.

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Adrien SEGERS (1876-1950)


Peintre Belge, séduit par la cité normande, "Segers rôde autour de Saint-Maclou". Il est déjà ce bon Flamand, Rubens dans sa personne. Il plante son chevalet dans tous les coins de la ville pour des toiles qu'il veut équilibrées et solides comme lui-même".

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SUZANNE (1870-1923)

Fils de boulanger, il est lui-même mitron. Passionné de dessin et de peinture, c'est un des plus fervents élèves de Delattre.Il vit quelques années à Paris où il collabore aux journaux illustrés donnant libre cours à ses talents de caricaturiste.

De retour à Rouen, il suit les cours de l'école des Beaux-Arts avant de s'installer à Léry, en contact direct avec la nature. Influencé par les leçons de son maître et par la vivacité des "fauves", l'oeuvre de Suzanne conjugue force et émotion. Ses toiles couvertes d'une pâte épaisse sont "ponctuées de coup de pinceaux brefs aux allures de signes".

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Alfred DUNET (1889-1939)

Dessinateur dans l'industrie textile, il suit les cours de l'école des Beaux-Arts. Après des dessins de facture très classique, il adopte la peinture à l'huile : "Je sentis réellement le besoin d'exprimer la couleur, et je pus vérifier expérimentalement les bienfaits de la peinture moderne qui fait vivre la lumiere sur la palette" .

Au début des années vingt, il s'installe à Paris, sur la butte Montmartre, et compose des toiles très architecturées envahies de formes géométriques aux couleurs assourdies. Puis son style évolue à nouveau, les rues de la ville se métamorphosent sous l'effet d'une vision toute personnelle teintée d'angoisse et de poésie.


 

Galerie d'Art et d'Antiquités Michel Bertran