Paul-Elie GERNEZ 1888 – 1948

 

 

Naissance à Onnaing, près de Valenciennes, le 27 Janvier 1888  de Paul-Elie Gernez, dans une famille de paysans.
Après des études dans son village natal et ensuite à l’Ecole supérieure de Valenciennes, il est tour à tour apprenti à la faïencerie d’Onnaing et élève décorateur. C’est à 13/14 ans qu’il compose ses premiers vrais dessins, les portraits de ses parents. A 17 ans, il réalise au pastel, technique qu’il gardera toute sa vie, d’étonnantes copies de tableaux de Van Dyck. Son style personnel est déjà perceptible.
Il prépare le professorat de dessin et obtient pour quelques mois un poste au lycée de Valenciennes. Puis le hasard et un poste vacant le conduisent à Honfleur.
Il comprend très vite qu’il a trouvé là ce qu’il cherchait : le calme, un travail qui lui permet de vivre, mais lui laisse le temps de peindre et surtout cette atmosphère de l’estuaire tant aimée par Boudin. Il obtient un succès certain lors de ses premières expositions en 1917. Ces succès se confirment après la guerre.  Il interprète le cubisme à sa manière. Il y trouvera « une confirmation des grandes règles classiques ».
Gernez ne fait pas de concession, c’est un travailleur infatigable. Il veut accomplir tous les jours ses « gammes » et dessine beaucoup. Dans le même esprit, il réalise 2 à 4 aquarelles par jour. Il travaille d’après nature : nus, natures mortes et paysages. Gernez partage son temps entre Paris, capitale des Arts, et Honfleur qu’il ne quittera jamais longtemps. En 1923 il est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur. Les Musées français et étrangers achètent ses œuvres.
En 1942,  la maladie lui impose le repos. Son rythme se ralentit, mais il travaillera jusqu’à ce que ses dernières forces le quittent. Après une grave opération en 1946, Gernez s’éteint en 1948.
« L’art est moins la réussite d’une volonté intellectuelle ou morale que l’expression sentimentale d’un homme qui a su définir ses dons ». (lettre à O. Friesz, 1921)

 


 

 

Raymond DUCHAMP-VILLON 1876 – 1918

 

Le 5 Novembre 1876 naissant à Damville, dans l’Eure, le second fils du Receveur de l’Enregistrement, Justin-Isidore-Eugène Duchamp et de sa femme, Marie-Caroline-Lucie Nicolle. Dès la rentrée scolaire de 1885, il devient pensionnaire au Lycée Corneille de Rouen. En 1894, le voilà à Paris, au Quartier Latin pour faire son P.C.B.  Sur le point de terminer sa médecine, il est atteint d’une crise de rhumatismes aigus qui l’oblige à abandonner ses études et à se soigner sérieusement. C’est à ce moment qu’il commence à sculpter, en autodidacte .L’œuvre : Elle peut se diviser en trois périodes : les premières œuvres, influencées par Rodin, entre 1902 et 1910. La recherche d’une forme simplifiée, entre 1910 et 1912. Les sculptures « cubistes » entre 1912 et la mort de l’artiste.
A partir de 1904, Raymond Duchamp-Villon expose régulièrement des œuvres à la Société Nationale des Beaux-Arts, puis aux Indépendants et au Salon d’Automne.
Le groupe de Puteaux se forme autour des 3 frères Duchamp. Duchamp-Villon expose son Beaudelaire dans un ensemble d’André Mare au Salon d’Automne 1910-1911.
En 1912, la Section d’Or expose sous ce nom rue La Boétie. Au Salon d’Automne la Maison Cubiste.
En 1913, il expose à New-York : l’Armony Show et au Salon d’Automne le Boudoir avec André Mare.
En 1914, il s’engage comme médecin auxiliaire. Il est envoyé au IIème Cuirassiers à St Germain en Laye. Envoyé sur le front de Champagne en 1915, il y contracte la typhoïde.
En 1916, Hôpital de Mourmelon : le Coq Gaulois pour le Théâtre aux Armées.
En 1917, Hôpital de Châlons sur Marne. Portrait du Professeur Gosset et études pour un jeu d’échecs.
En 1918 , il est transporté à Cannes et meurt le 7 Octobre.

L’art est le rapport de l’homme avec l’indéchiffrable. Il n’y a rien d’étonnant à ce qu’il soit illisible… C’est aussi l’unique moyen pour l’homme de s’évader en esprit et de goûter la liberté. (Notes manuscrites inédites de Raymond Duchamp-Villon). 

 


 

 

Ambroise-Louis GARNERAY 1783 -1857

 

Peintre, graveur et écrivain, né à Paris en 1783, mort dans la même ville en 1857. Fils ainé de Jean-François Garnray, il étudia la peinture avec son père et la gravure avec Debucourt. Il figura au salon de 1817 à 1857, avec des marines. Il mena une vie aventureuse et il fut un authentique corsaire. Il devint conservateur du Musée de Rouen en partie sur les recommandations de son ami E.H.Langlois.
Chevalier de la légion d’honneur en 1852 . Les œuvres de cet artistes sont nombreuses et pleines d’une expression vive. Ses plus importants tableaux sont des scènes de port et de pêche. Il fut peintre du Duc d’Angoulème. Le Musée de Rouen conserve un tableau : « La pêche à la morue ».
A la mort de Decamps en 1836, il crée au Musée de Rouen une exposition annuelle de peintres. Il est membre de la direction de la France maritime avec Gudin et Isabey.

 


 

 

Henri ADAM  1864 – 1917

 

Henri Adam suit les cours de Philippe Zacharie aux Beaux Arts  de sa ville natale.
Il est longtemps considéré comme un amateur : il travaille en effet au Comptoir d’Escompte de Rouen et, le soir, joue du cornet à pistons dans l’orchestre du Théâtre des Arts. Pourtant,  il peint régulièrement comme en témoignent ses nombreuses aquarelles révélant une surprenante économie de moyens : quelques annotations légères suffisent à indiquer les  points essentiels de sa composition. Ce n’est qu’à 45 ans qu’Adam va pouvoir se vouer entièrement à la peinture. Ses fonctions de professeur de dessin et de peinture au Collège de Normandie lui laissent assez de loisirs pour aller recueillir et fixer ses impressions tout au long des côtes, depuis la Bretagne jusqu’à Ostende, et décrire avec une sorte de tendresse poétique les rues et les monuments de la capitale normande.
Adam, très sensible à l’atmosphère de l’heure, aux impressions de l’instant, semble beaucoup plus à l’aise dans l’aquarelle que dans la peinture à l’huile : deux vues de Rouen le représentent au musée des Beaux Arts de cette ville dans ces deux disciplines.

 

 


 

 

 

Philippe ZACHARIE 1849 – 1915

Philippe Zacharie est un élève de Gustave Morin. Il débute au Salon de 1870 et obtient par la suite de nombreuses médailles.
Il enseigne à l’Ecole des Beaux Arts de Rouen,  place de la Haute Vieille Tour.
Les jeunes peintres de l’Ecole de Rouen : Lebourg, Angrand, Fréchon, Lemaitre (dits les trois mousquetaires) apprendront avec lui la rigueur du dessin classique mais subiront l’influence du courant impressionniste parisien.

 


 

 

 

Jacques VILLON 1875 – 1963

 

Né Duchamp à Damville dans l’Eure, il passe son enfance à  Blainville-Crevon au sein de sa famille où il rencontrera dans le groupe des adeptes plusieurs peintres de l’Ecole de Rouen (Louvrier, Tirvert, F.Yard, Dumont…). Il prend le pseudonyme de Jacques Villon. Raymond Duchamp Villon est sculpteur, Marcel Duchamp, peintre, connaîtra le succès aux U.S.A dès 1914 pour ses ready-made, Suzanne Duchamp s’adonne à la peinture. Son grand-père maternel Emile Nicolle communique à Jacques Villon l’art du dessin et de la gravure. Il expose des toiles à Rouen en 1905. Il est également illustrateur humoriste à Paris jusqu’en 1910. Dès 1911, il s’oriente vers le
Cubisme puis l’abstraction. Il exécute ensuite des gravures d’après Manet, Cézanne, Pissaro… Il ordonne et rythme son cubisme en subtils désaccords de couleurs.
« Je commence à partir d’études d’après nature. J’en fais sortir une construction un jeu d’arabesques et de rythmes ». J. Villon

 


 

Michel FRECHON 1892 – 1975

 

Fils de Charles Fréchon, Michel naît à Rouen en 1892. Dès son enfance il dessine avec talent, puis il devient décorateur dans le pays de Caux.
Il s’engage au service des armées en 1913 mais annule la même année : son caractère indépendant et artistique l’entraîne à s’inscrire à l’Ecole des Beaux Arts, profitant
également de la culture familiale, rencontrant tous les amis de son père.
Pour subvenir à ses besoins, il entre comme contrôleur à la Cie d’Electricité de Rouen. En 1917,  il est récompensé par le prix Pellecat. Dès 1919, il présente quatre fusains au Salon des Artistes des Monuments Rouennais (St Maclou, la Cathédrale de Rouen) .
Il abandonne la technique pointilliste pour évoluer vers une technique plus moderne. Il s’adonne à des vues de montagnes plus humbles mais très réussies.
En 1935, il est accueilli par le Syndicat d’initiative en tant qu’artiste qui connaît le mieux sa ville. Jusqu’en 1964, il participera à de nombreuses expositions rouennaises.
Michel  FRECHON, sincère et fidèle à sa manière, ne connut pas le succès mérité, parce-que l’absence de couleurs dans ses œuvres n’a pas attiré un public friand de palettes colorées et chaleureuses.
Le jeu des ombres et des lumières pourra rappeler certains chef-d’œuvres du cinéma en noir et blanc.

 


 

 

Eugène BOUDIN  1824 – 1898

Fils de marin né à Honfleur, il pense être navigateur mais s’établit dans le commerce de la papeterie.Tourmenté par la peinture, il est encouragé par les peintre Millet, Isabey dont il expose les oeuvres dans ses vitrines. En 1851, la ville du Havre lui alloue une bourse d’études . A Honfleur, il commence à peindre
sur le motif. Il produit un grand nombre d’esquisses et d’œuvres consciencieuses. L'année 1857 fut marquée par sa rencontre avec Claude Monet au Havre auquel il inculque son goût de peindre à l’extérieur . En 1859, il fait la connaissance de Courbet  de Baudelaire et de Jongking. Il expose au Salon des Artistes Français auquel il participera jusqu’en 1897.
La Galerie Durand Ruel achetera la majorité de ses œuvres. Peintre des ciels et de la mer, aux reflets nacrés, il est considéré comme l’un des précurseurs de l’impressionnisme.


 

Raymond BIGOT (1872 - 1953)

Né en 1861  à Couché-Vérac (Vienne). Peintre, aquarelliste, sculpteur sur bois, animalier, décorateur. A l’âge de douze ans, il effectue un apprentissage comme sculpteur chez un vieil ébéniste d’Orbec. Il suivra ensuite des cours en atelier à Paris, il revient à Honfleur dans sa villa « La Hulotte ».
Ses sculptures taillées dans le bois de rose et bois exotique représentent principalement des Oiseaux : hulottes, perruches de Dakar, dindons.
Ses aquarelles expriment la légèreté et la profondeur  du plumage de la chouette, busard, hibou.
Il participe à diverses expositions en Europe et en Amérique. Il expose au salon d’automne en 1907, puis au salon des Tuileries entre 1923 et 1927. En 1925, il recevra le grand prix de l’exposition des arts décoratifs. Il décède le 26 avril 1953 à Ecquemauville.


 

Jacques-Emile BLANCHE (né le 1er février 1861, mort en 1942 à Offranville)

Il fut élève de GERVEX et de Fernand HUMBERT . Il a régulièrement exposé à Paris, au Salon de la Société nationale des Beaux Arts dès sa fondation en 1890.
Il assura sa célébrité en exposant des portraits. Jacques-Emile BLANCHE avait obtenu la Médaille d’or à l’exposition  universelle en 1900 à Paris et était commandeur de la légion d’honneur. Egalement connu dans les milieux artistiques Britanniques, ayant épousé la fille de John Lemoine le leader du journal des Débats ; il a exposé régulièrement à Londres. Il fut aussi l’auteur de romans plus ou moins autobiographiques. La qualité de ses aplats, des gris précieux et des lumières argentées font de J.E. BLANCHE un artiste plus proche de MANET, qu’il adorait, que des impressionnistes auprès desquels il avait débuté. Toutefois ses fonds de plein air, aux touches de couleurs parfois vives, montrent une certaine parenté avec eux. Au lendemain de la guerre 1914-1918, dans un style tout à fait à part dans l’ensemble de son œuvre, il se consacra longuement à une vaste composition en hommage aux mots de la guerre, qu’il offrit à l’église d’Offranville près de Dieppe. Il fit également don d’une centaine de ses œuvres au musée de Rouen.
« Le génie propre et qui le rend inclassable c’est celui de l’observateur attentif, des paysages, des choses et des êtres humains sur lesquels il porte un regard de clinicien ».
Peintre postimpressionniste spécialisé dans les portraits de ces contemporains : acteurs, auteurs, musiciens et personnalités de l’époque.

 


 


 

Albert Ernest CARRIER BELLEUSE

 

Albert Ernest Carrier Belleuse dit Carrier Belleuse naît le 12 juin 1824 à Anizy-le-château (Aisne).Son père disparu, il n'avait alors que 10 ans.Les frères Arago (Etienne et François) cousins germains de la famille s'occupèrent de son éducation. Leurs relations furent une chance pour Carrier Belleuse.Il voulait gagner de l'argent pour aider sa mère et se rend à Paris.

En 1834, il travailla comme apprenti ciseleur à l'atelier Bauchery.Lorsque François vit qu'Albert persistait dans ces efforts, il le recommanda à David d'Angers, à la suite de quoi , il fut admis dans l'atelier du fameux Orfèvre Fauconnier.En 1840 , il fut admis à l'école des Beaux Arts de Paris où il se lie d'amitié avec Jules Salmson.Il y fut brièvement inscrit et la quitta sans diplôme. Il commença à suivre des cours du soir à l'école royale de dessins et de sculpture d'ornement. Là, il se fit des amis, les plus fameux : Carpeaux, Charles Garnier et Gabriel Davioud et Henri Chapu.

En 1850 , après la révolution de 1848 , il quitta la France pour l'Angleterre.En 1855 , il revient en France. Il fait sa première apparition au Salon de 1857 où il expose ensuite ses oeuvres chaque année.Il se signale comme un homme doué d'une exceptionnelle virtuosité, extraordinairement prolifique.A l'instar de Clodion, il puise ses sources dans l'Antiquité, l'école de Fontainebleau qu'il adapte avec un égal bonheur au style du second Empire.En 1958 , Il s'adonne également à la sculpture monumentale avec la mort du Général Desaix qui sera remarqué au salon de 1859.Il fréquente l'entourage de Napoléon III dont il exécute un buste et immortalise les demi-mondaines , des personnalités du monde politique et des arts "DUMAS" , "DAUMIER", "DENIERE" , et "RODIN" .Ses amis, ses proches l'inspirent également. Dans son atelier, il emploie de talentueux auxiliaires parmi lesquels son beau-fils Chéret et Auguste Rodin, qui travailla sous ses directives de 1864 à 1871.Il est prouvé qu'ensemble il réalisèrent des oeuvres, sous le nom de Carrier Belleuse. L'activité de Carrier Belleuse se poursuit après la chute du second Empire. Six nouvelles statues de Carrier Belleuse sont présentées devant les ruines des Thuilleries en 1872.

De 1876 à 1887, il dirige l'atelier des travaux d'Arts de la manufacture de Sèvres en se consacrant à l'art du biscuit.Lorsque Rodin exposa le plâtre de l'homme qui s'éveille à la nature au salon de 1877, il fut accusé d'avoir effectué un moulage sur nature. Carrier Belleuse attesta l'authenticité du travail de Rodin et garantit son avenir de sculpteur. Estimé par les artistes et très prisé par ses contemporains, il a sans nul doute influencé son époque et encouragé les jeunes talents, comme Rodin et Carpeaux.En 1887 , il meurt à Sèvres. Sa tombe à Saint Germain en Lay est ornée par son buste sculpté par Rodin.


 

Charles ANGRAND (1854-1926)

 

C'est le chercheur des "mousquetaires".Après l'impressionnisme qu'il a très vite adopté, Angrand va se passionner pour les théories optiques.A Paris, il participe à la fondation du Salon des Indépendants, et fait la connaissance de Seurat qu'il accompagne dans ses recherches chromatiques. Ensemble ils étudient la division du ton, analysent la couleur et la lumière. Une démarche intellectuelle qui donne naissance à une nouvelle technique : plus de trait de pinceau , ni de touche irrégulière mais des pointillés de couleurs pures qui s'animent et se mélangent sous l'oeil du spectateur. Les toiles d'Angrand deviennent des mosaïques multicolores aux formes simplifiées.

En 1891 , il abandonne la couleur pour se consacrer au dessin, évoquant avec tendresse la campagne du pays de Caux, les gestes des paysans, les fermes et les animaux des herbages.


 

Georges BRADBERRY (1878-1959)

 

De nationalité anglaise par son père , le jeune Bradberry est né à Maromme près de Rouen. Paysagiste comme son Maître Delattre , il utilise le pastel ou l'aquarelle pour exprimer avec une infinie délicatesse les sous-bois baignés de brumes matinales ou enflammés dans leur habit automnal. Marcheur infatigable et observateur sensible , sa palette enregistre les plus sensibles variations atmosphériques.

En quête d'une lumière de plus en plus intense, il juxtapose avec bonheur turquoise, vermillon, mauve, ocre et outre mer pour donner naissance à des oeuvres pleines de charme et de poésie qui ne peu

duire.

 


 

Emile Othon FRIESZ (1879-1949)

Il est né au Havre, fréquenta l’Ecole des Beaux Arts, qui n’influença pas son style pictural.Il dessina très jeune, et seule l’idée d’être navigateur comme ses proches l’écarta un bref moment de son destin. A Paris, il eut comme professeur le célèbre Bonnat, mais incompris par ce dernier, il abandonna l’atelier. Enfin, il connut l’amitié avec son professeur Lhullier, ami de Jongking, issu du même milieu que lui. Lhulllier le fit dessiner sans relâche, lui fit connaître Delacroix, Géricault, Corot, Charbi…Parmi les élèves se trouvaient Dufy et Braque. Il fut d’abord reconnu en tant que fauviste. Il s’était lié avec Matisse : « les deux grands fauves » . Considéré comme un révolutionnaire, il a tendu à la grandeur classique. Sa carrière s’ouvre dès 1895. Il est l’un des rares artistes qui dès leur jeunesse ont accompli des œuvres abouties. Il voyage en France avant la guerre, démobilisé, il reprend ses activités. Il devient professeur et tente de pratiquer comme son maître Lhullier, communiquant à la fois dynamisme et sagesse. Il travailla durant cinquante ans avec opiniâtreté et passion.


 

 

Maurice LOUVRIER (1878-1954)

 

Elève dy lycée Corneille aux côtés de Dumont , Pinchon , Tirvert et Francis Yard , il entre ensuite à l'école des Beaux-Arts où il fait la connaissance de Marcel Couchaux qui l'entraine dans l'atelier de Delattre puis dans les réunions de Blainville-Crevon.

Ecrivain, comédien le soir sur la scène du théâtre français , Louvrier participe activement à la vie artistique et littéraire de son époque. Il fréquente Mac Orlan, Monet ... et expose aux côtés des "maîtres".

A Rouen , il participe à l'activité du groupe des XXX et défend les idées "modernes".Son oeuvre est d'une étonnante diversité, tant par les sujets traités, les moyens d'expression utilisés que par le style. Petites touches scintillantes ou larges empreintes du couteau sur la pâte, études vigoureuses ou tableaux délicats, ses toiles traduisent un univers intimiste, une ambiance plus qu'un paysage, une nature morte ou tout autre motif.


 

 

Hippolyte MADELAINE (1871-1966)

 

Aquarelliste du vieux Rouen et des cités bourguignonnes , cet employé de la compagnie des chemins de fer de l'Ouest rêve de lointains voyages. Il séjourne quelques mois en Argentine et , en 1936 , il s'embarque pour Tahiti.La végétation luxuriante de l'île majestueuse envahit ses oeuvres, palmiers, cordylines et flamboyants s'exhibent avec éclat sur la cendre noire des volcans.Beauté "exotique" et sauvage , empreinte d'une irréalité qui fascine et invite au rêve.De retour à Rouen , ce grand voyageur devient professeur d'aquarelle et éxecute de nombreuses vues de la ville.


 

Marcel DELAUNAY (1876-1959)

 

Elève de l'école des Beaux-Arts, il profite également des "leçons de nature" de son aîné Charles Frechon.Pour pallier à l'inertie des Sociétés de Peintures locales, il décide de fonder la Société des Artistes Rouennais.Organisateur et homme d'action infatiguable, défenseur du patrimoine artistique, il est à l'origine de la société des Monuments et Sites de l'Eure."Ami du Beau" , il s'intéresse à toutes ses manifestations : de l'architecture monumentale aux chaumières fleuries.Dans ses toiles hautes en couleurs, les fleurs : phlox, roses, tulipes ou lilas , occupent une place privilégiée.


 

Pierre DUMONT (1884-1936)

 

Initié à la peinture par son ami Pinchon, il commence à travailler sur le motif et rencontre des peintres locaux.Ses premières toiles trahissent l'influence impressionniste, mais très vite, les paysages perdent leur charme tranquille , la palette s'assombrit et la pâte s'épaissit.Révolté par l'archaisme des expositions municipales, ce jeune peintre volontaire fonde le groupe des XXX dont la première manifestation a lieu en 1907. Matisse, Derain, Marquet et Vlaminck y participent.Deux ans plus tard, le groupe élargit devient "Société de peinture Moderne".

Après l'expérience fauve ,Dumont se lance dans le cubisme puis c'est le départ pour la capitale et le Bateau Lavoir où il fréquente Max Jacob, Picabia, Gris, Apollinaire... Après la "vie parisienne", il retrouve la côte normande, la cathédrale rouennaise, Gasny et la vallée de la Seine mais harcelé par de violentes attaques , il doit bientôt cesser toute activité.Ses couleurs semblent sculptées sur la toile, intenses et lumineuses dans les périodes d'accalmie, elles se chargent de noir et disparaissent totalement quand sa peinture devient l'expression d'un cri.


 

Marcel COUCHAUX (1877-1939)

 

L'ouverture de "l'Académie libre" est pour cette nature indépendante l'occasion de fuir l'enseignement trop "placide" de l'école des Beaux Arts. Aux séances de plein air succèdent les réunions joyeuses et fécondes de Blainville-Crevon, véritable creuset artistique, où se mèlent peintres, poètes et musiciens. Une effervescence qui s'efface bientôt pour faire place à une vie calme et rustique.

Installé avec sa famille à Sommery, village du pays de Bray, Couchaux devient le chantre de la vie paysanne.Les travaux des champs, le mouvement des laboureurs, les gestes des fermières et l'animation du poulailler sont les sujets simples et vivants dont il peuple ses tableaux.Travaillant le plus souvent au couteau, il habille sa toile d'une pâte épaisse aux couleurs somptueuses qu'il "tricote" ensuite au pinceau.

D'une facture robuste, son oeuvre s'apparente à ceux qu'il a toujours peints, les hommes de la mer et de la terre normande.


 

Edouard DE BERGEVIN (1861-1925)

 

Inscrit à l'académie de peinture de Rouen en même temps que Frechon, Angrand et Delattre, il poursuit sa formation à Paris dans l'atelier de Gérome qui le considère comme l'un de ses meilleurs élèves.

Portraitiste fort apprécié de ses contemporains, illustrateur et affichiste, c'est aussi un paysagiste délicat. Souvent accompagné de son ami Delattre, il se promène dans la campagne du côté de Dieppedalle ou Petit-Couronne, ou saisit l'atmosphère d'une rue de la ville aux cent clochers.


 

 

Joseph DELATTRE (1858-1912)

 

Ami fidèle d'Angrand et de Monet, c'est le défenseur farouche des idées nouvelles. Ses premières toiles s'inscrivent dans la tradition de l'école de Barbizon puis sa manière évolue, elle devient plus libre, les formes se simplifient, les contours s'estompent. Perdant leur caractère "conventionnel", ses toiles se heurtent à l'incompréhension du public. Harcelé par les difficultés financières, il est contraint de travailler en usine.

En 1895 , il crée " l'Académie Libre" ouvrant son atelier à de jeunes peintres qu'il entraine sur le motif, au Pré du Loup ou sur la Côte Sainte-Catherine d'où l'on peut voir la ville, la Seine et les trois mâts.

Maître écouté et admiré par toute une génération d'artistes rouennais, il écrit avec modestie : "Je n'aurai donné qu'un petit son de flûte mais il aura été juste".


 

Alfred DUNET (1889-1939)

 

Dessinateur dans l'industrie textile, il suit les cours de l'école des Beaux-Arts. Après des dessins de facture très classique, il adopte la peinture à l'huile : "Je sentis réellement le besoin d'exprimer la couleur, et je pus vérifier expérimentalement les bienfaits de la peinture moderne qui fait vivre la lumiere sur la palette" .

Au début des années vingt, il s'installe à Paris, sur la butte Montmartre, et compose des toiles très architecturées envahies de formes géométriques aux couleurs assourdies. Puis son style évolue à nouveau, les rues de la ville se métamorphosent sous l'effet d'une vision toute personnelle teintée d'angoisse et de poésie.


 

 

Charles FRECHON (1856-1929)

 

Inscrit en 1879 à l'Académie de peinture et de dessin, il rencontre Lemaître, Angrand et Delattre. Comme eux, il est séduit par les oeuvres impressionnistes et choisit de peindre en plein air. Ses couleurs claires appliquées sur la toile en petites touches légères composent des paysages d'une grande fraicheur : pommiers en fleurs, meules dorées, feuillages rougis par l'automne ou prairie enneigée...

Peintre des saisons, habile à saisir toutes les nuances de la campagne normande, il a brossé également quelques scènes charmantes de son jardin.


 

 

Narcisse GUILBERT (1878-1942)

 

Issu d'une famille modeste de la campagne du pays de Caux, le jeune garçon est apprenti lorsqu'il fait la connaissance du "maître en plein air". Tout en continuant à gagner sa vie, il s'inscrit à l'école des Beaux-Arts.

Les dimanches il installe son chevalet à proximité de la Seine ou sur les plateaux dominant la ville. Ses paysages aux coloris très sûrs et d'une grande sensibilité attirent l'attention d'un amateur fortuné qui procure au peintre les moyens de se consacrer à son art. Aux oeuvres normandes inspirées des sites si souvent fréquentés par cette génération d'artistes, s'ajoutent de somptueuses marines peintes sur les côtes bretonnes.


 

 

Narcisse HENOCQUE (1879-1952)

 

Il fut l'un des élèves de Delattre, dont il suit l'exemple, s'attardant sur les rives de la Seine, les prairies environnantes ou le bord de mer.Employé de bureau, il profite de ses loisirs pour travailler sur le motif.

Les surfaces mouvantes du ciel et de l'eau sont ses thèmes de prédilection. Il les reproduit sur la toile dans de jolies harmonies colorées.


 

 

Pierre HODE (1889-1942)

 

Georges Ducenne de sa véritable identité, il signe toutes ses toiles du nom de son grand-père maternel. Artiste autodidacte, commis sur le port de Rouen puis fonctionnaire à la préfecture, il dessine et commence à peindre sur les rives de la Seine. Ami de Pinchon et de Dumont, il accompagne ce dernier à Paris, au Bateau-Lavoir et se consacre désormais uniquement à la peinture.

Paysages et natures mortes sont ses thèmes de prédilection. Délaissant le motif , il exécute désormais ses paysages en atelier. Ses oeuvres très composées ne laissent pas de place au hasard, abandonnant tout effet de perspective, il géométrise les formes et adopte une manière cubiste jusqu'en 1932.

A partir de cette date, il délaisse la peinture au profit du théâtre. Les toiles qu'il exécute par la suite perdent leur rigueur et les formes s'assouplissent.


 

 

 

Magdeleine HUE (1882-1944)

C'est la seule femme de "L'ecole de Rouen". Elle peint des natures mortes envahies de fleurs, des scènes champêtres et des marines associant sensibilité et hardiesse du trait. Mais ses sujets favoris sont les fêtes foraines, les rues pavoisées et les marchés ; scènes animées dans lesquelles elle donne toute liberté à la couleur qui s'étale avec ivresse.


 

Albert LEBOURG (1849-1928)

 

Originaire de Monfort-sur-Risle, dans l'Eure, il a 17 ans quand il vient à Rouen travailler chez un architecte. Le soir il suit les cours de l'Ecole municipale de peinture et de dessin. Préferant la nature à la copie des plâtres antiques, il va chercher ses "modèles" dans la campagne environnante.

Après quatre années passées à Alger comme professeur de dessin, sa palette s'éclaircit. De retour en France, il s'installe à Paris et expose aux côtés des impressionnistes. Comme eux, il aime saisir les aspects fugitifs de la vallée de la Seine transposés sur la toile en touches délicates de gris, de vert et de mauve ; parfois quelques taches plus sombres signalent une présence humaine.

De nombreux voyages le conduisent vers de nouveaux paysages (Auvergne, Hollande, Belgique, Angleterre...), mais c'est à la Bouille, près de Rouen, qu'il choisit de se retirer pour assister au spectacle de la nature, loin des modes et des mouvements picturaux.


 

 

Léonard BORDES (1898-1969)

 

Elevé dans une famille de musiciens, il suit les cours de Zacharie et entame une double carrière artistique. Violoncelliste au Théâtre des Arts, il consacre le reste de son temps à la peinture. C'est dans les quartiers populaires qu'il installe son chevalet. Darnétal, le mont Gargan, la côte Sainte-Catherine sont ses sites privilégiés, "il excelle à les traduire, à les multiplier de la façon la plus émouvante, avec son âme et son coeur mordu de froid".


 

Georges CYR (1880-1964)

 

Ordinaire du Jura, c'est à Paris qu'il commence à peindre, conseillé par Juan Gris. Vers 1910, il s'installe à Rouen et découvre le charme des vieux quartiers.

Ami d'Othon Friesz, le jeune peintre visite la cité havraise, Fécamp, Harfleur et Honfleur le séduisent également. Il exprime ces ports avec une palette très sobre, réduisant les formes à l'essentiel, privilégiant les rythmes et l'équilibre du tableau.

Sa peinture "trop dépouillée" ne bénéficie pas des faveurs du public normand. En 1934, il quitte Rouen pour Beyrouth où il restera jusqu'à sa mort, participant activement à la vie artistique du pays.


 

 

Paul MASCART (1874-1958)

 

Venu à Rouen accomplir son service militaire, le jeune Valenciennois est séduit par l'aspect médiéval de la ville et décide de s'y installer. Elève de Zacharie à l'école des Beaux-Arts, il fonde avec Delaunay la Société des Artistes Rouennais.

A la fois peintre et poète, il observe les métamorphoses de la nature et propose une vision harmonieuse et apaisante d'un monde comme ensommeillé de lumière.

De nombreux voyages, Martinique, Nouvelle-Calédonie, Chine sont l'occasion d'évocations paradisiaques.


 

 

Robert-Antoine PINCHON (1886-1943)

 

Fils d'un bilbliothécaire de la ville de Rouen, journaliste et critique dramatique, il est très jeune attiré par la peinture. Talent précoce, il expose sa première toile à l'âge de 14 ans. Inscrit à l'école des Beaux-Arts, il fréquente également l'atelier de la rue des Charrettes. Le collectionneur Depeaux s'intéresse à ce garçon prometteur et l'introduit auprès des "grands", Lebourg, Monet ...

Participant au Salon d'Automne de 1907, Pinchon découvre avec enthousiasme les oeuvres de "fauves". Il fonde avec Dumont le groupe des XXX.

Peintre de la lumière, coloriste virtuose, il exprime avec toute la vivacité de sa palette et la délicatesse de sa touche, les aspects changeants du paysage normand, les éclats du soleil sur la ville ou les feux éclatants de l'automne. Véritables féeries chromatiques, ses toiles séduisent le public et la critique parisienne.


 

 

SUZANNE (1870-1923)

 

Fils de boulanger, il est lui-même mitron. Passionné de dessin et de peinture, c'est un des plus fervents élèves de Delattre.Il vit quelques années à Paris où il collabore aux journaux illustrés donnant libre cours à ses talents de caricaturiste.

De retour à Rouen, il suit les cours de l'école des Beaux-Arts avant de s'installer à Léry, en contact direct avec la nature. Influencé par les leçons de son maître et par la vivacité des "fauves", l'oeuvre de Suzanne conjugue force et émotion. Ses toiles couvertes d'une pâte épaisse sont "ponctuées de coup de pinceaux brefs aux allures de signes".


 

 

Jean THIEULIN (1894-1960)

 

Poète, peintre et musicien, il grandit dans un milieu propice aux vocations artistiques : son père est un libraire bien connu des Rouennais, son frère aîné deviendra architecte et le cadet sculpteur.

Après une courte expérience dans le journalisme parisien, il s'oriente vers la peinture et s'inscrit à l'école des Beaux-Arts.Indifférent aux modes, il peint des paysages et des natures mortes jouant sur les accords chromatiques, les effets de lumière et l'équilibre des formes.

Son oeuvre peinte, détruite en grande partie lors des bombardements, ne sera pratiquement pas augmentée, après la guerre, l'artiste cessant totalement de peindre à partir de 1948.


 

 

Adrien SEGERS (1876-1950)

 

Peintre Belge, séduit par la cité normande, "Segers rôde autour de Saint-Maclou". Il est déjà ce bon Flamand, Rubens dans sa personne. Il plante son chevalet dans tous les coins de la ville pour des toiles qu'il veut équilibrées et solides comme lui-même".


 

 

Pierre LE TRIVIDIC (1898-1960)

 

Elève brillant et esprit cultivé, il s'intéresse à tous les recoins de la ville médiévale. Ouvert à toutes les expressions artistiques, il est à la fois peintre, illustrateur d'ouvrages, décorateur, poète et sculpteur.

Il pratique avec aisance la peinture à l'huile, l'aquarelle ou la gravure. Ses sujets sont aussi variés que ses modes d'expression : natures mortes, paysages urbains et surtout scènes de music-hall, de théâtre ou de cirque. Images en mouvement dans lesquelles il donne toute la mesure de son talent et de sa fantaisie.


 

 

Eugène TIRVERT (1881-1948)

 

"Disciple" de Delattre, il se lie à la nouvelle vague d'artistes anti-conformistes qui constituent le groupe des XXX. A l'occasion de l'exposition de 1907, il découvre les oeuvres de Vlaminck, Dufy, Marquet, Matisse...

Très vite libéré de l'influence impressionniste, ses toiles se font plus construites, ses formes plus solides, les couleurs s'enhardissent. Paysages, portraits et natures mortes vibrent avec la même intensité et la même force.Fauve par sa palette, Cézannien par la rigueur de ses compositions, Tirvert est parvenu à une véritable synthèse picturale.


 

 

Maurice VAUMOUSSE (1876-1961)

 

Musicien passionné de peinture, Vaumousse est violoniste au Théâtre des arts. C'est aussi un des habitués de l'atelier de la rue des Charettes. Suivant l'exemple du maître du plein air, il observe les bords de mer, la Seine et les prairies environnantes... Toute une nature calme et changeante qu'il exprime avec fougue, pour mieux saisir "l'instant".Les bombardements ont détruit une grande partie de sa production.


 

 

Henri VIGNET (1857-1920)

 

Décorateur, antiquaire, musicien, naturaliste et collectionneur enragé. Henri Vignet est aussi un peintre de talent qui s'est plu à exprimer les aspects les plus pittoresques du vieux Rouen et de l'île Saint-Louis. A l'écart des mouvements picturaux qui traversent l'époque, il observe et compose.


 

 

Léon-Jules LEMAITRE (1850-1905)

 

Après des études à l'Académie de peinture de Rouen puis dans l'atelier de Gérôme à Paris, Lemaître se passionne pour la peinture de plein air et l'impressionnisme. Il rallie à sa cause ses amis rouennais Frechon, Angrand et Delattre ; "Comme les trois mousquetaires, ils sont quatre, jeunes, ardents..." écrira un critique. Les toiles qu'il peint à cette époque avec une grande vivacité sont rejetées par le public.

Après plusieurs tentatives, toutes vouées à l'echec, il doit se résigner et adopte une technique plus "sage" pour représenter les "coins du vieux Rouen", architectures auréolées de brouillard qu'anime une foule de petits personnages.






Louis GERMAIN (1897-1952)



Fils d'instituteurs savoyards, il devient enseignant lui même puis concourt au professorat de dessin à Paris où il fréquente l'Ecole du Louvre et l'atelier "La Chaumière". Il enseigne ensuite le dessin à l'école Supérieure de Chambéry.Sa carrière l'entraine à Rouen puis au lycée Charlemagne à Paris. Son frère Félix est l'auteur de beaux livres sur la montagne. Tout les deux sont des alpinistes chevronnés et il ramène de jolies pochades de ses courses et des ouvres executées sur le motif. La revue La Montagne reproduit quelques unes de ses toiles et la galerie Saint-Louis de Grenoble l'expose.Ses touches puissantes communiquent admirablement sa passion pour la montagne.


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