|
Albert Ernest CARRIER BELLEUSE
|
|
Albert Ernest Carrier Belleuse dit Carrier Belleuse naît le
12 juin 1824 à Anizy-le-château (Aisne).Son père
disparu, il n'avait alors que 10 ans.Les frères Arago
(Etienne et François) cousins germains de la famille s'occupèrent
de son éducation. Leurs relations furent une chance pour Carrier
Belleuse.Il voulait gagner de l'argent pour aider sa mère et
se rend à Paris.
En 1834, il travailla comme apprenti ciseleur à l'atelier
Bauchery.Lorsque François vit qu'Albert persistait dans
ces efforts, il le recommanda à David d'Angers, à
la suite de quoi , il fut admis dans l'atelier du fameux Orfèvre
Fauconnier.En 1840 , il fut admis à l'école
des Beaux Arts de Paris où il se lie d'amitié avec Jules
Salmson.Il y fut brièvement inscrit et la quitta sans diplôme.
Il commença à suivre des cours du soir à l'école
royale de dessins et de sculpture d'ornement. Là, il se fit
des amis, les plus fameux : Carpeaux, Charles Garnier et Gabriel Davioud
et Henri Chapu.
En 1850 , après la révolution de 1848 , il quitta
la France pour l'Angleterre.En 1855 , il revient en France.
Il fait sa première apparition au Salon de 1857 où il
expose ensuite ses oeuvres chaque année.Il se signale comme
un homme doué d'une exceptionnelle virtuosité, extraordinairement
prolifique.A l'instar de Clodion, il puise ses sources dans l'Antiquité,
l'école de Fontainebleau qu'il adapte avec un égal bonheur
au style du second Empire.En 1958 , Il s'adonne également à
la sculpture monumentale avec la mort du Général Desaix
qui sera remarqué au salon de 1859.Il fréquente l'entourage
de Napoléon III dont il exécute un buste et immortalise
les demi-mondaines , des personnalités du monde politique et
des arts "DUMAS" , "DAUMIER", "DENIERE"
, et "RODIN" .Ses amis, ses proches l'inspirent également.
Dans son atelier, il emploie de talentueux auxiliaires parmi lesquels
son beau-fils Chéret et Auguste Rodin, qui travailla sous ses
directives de 1864 à 1871.Il est prouvé qu'ensemble
il réalisèrent des oeuvres, sous le nom de Carrier Belleuse.
L'activité de Carrier Belleuse se poursuit après la
chute du second Empire. Six nouvelles statues de Carrier Belleuse
sont présentées devant les ruines des Thuilleries en
1872.
De 1876 à 1887, il dirige l'atelier des travaux
d'Arts de la manufacture de Sèvres en se consacrant à
l'art du biscuit.Lorsque Rodin exposa le plâtre de l'homme qui
s'éveille à la nature au salon de 1877, il fut
accusé d'avoir effectué un moulage sur nature. Carrier
Belleuse attesta l'authenticité du travail de Rodin et garantit
son avenir de sculpteur. Estimé par les artistes et très
prisé par ses contemporains, il a sans nul doute influencé
son époque et encouragé les jeunes talents, comme Rodin
et Carpeaux.En 1887 , il meurt à Sèvres. Sa tombe
à Saint Germain en Lay est ornée par son buste sculpté
par Rodin.
|
Charles ANGRAND (1854-1926)
|
C'est le chercheur des "mousquetaires".Après l'impressionnisme
qu'il a très vite adopté, Angrand va se passionner pour
les théories optiques.A Paris, il participe à la fondation
du Salon des Indépendants, et fait la connaissance de Seurat
qu'il accompagne dans ses recherches chromatiques. Ensemble ils étudient
la division du ton, analysent la couleur et la lumière. Une démarche
intellectuelle qui donne naissance à une nouvelle technique :
plus de trait de pinceau , ni de touche irrégulière mais
des pointillés de couleurs pures qui s'animent et se mélangent
sous l'oeil du spectateur. Les toiles d'Angrand deviennent des mosaïques
multicolores aux formes simplifiées.
En 1891 , il abandonne la couleur pour se consacrer au dessin, évoquant
avec tendresse la campagne du pays de Caux, les gestes des paysans,
les fermes et les animaux des herbages.
|
Georges BRADBERRY (1878-1959)
|
De nationalité anglaise par son père , le jeune Bradberry
est né à Maromme près de Rouen. Paysagiste comme
son Maître Delattre , il utilise le pastel ou l'aquarelle pour
exprimer avec une infinie délicatesse les sous-bois baignés
de brumes matinales ou enflammés dans leur habit automnal. Marcheur
infatigable et observateur sensible , sa palette enregistre les plus
sensibles variations atmosphériques.
En quête d'une lumière de plus en plus intense, il juxtapose
avec bonheur turquoise, vermillon, mauve, ocre et outre mer pour donner
naissance à des oeuvres pleines de charme et de poésie
qui ne peuvent que séduire.
|
Maurice LOUVRIER (1878-1954)
|
Elève dy lycée Corneille aux côtés de Dumont
, Pinchon , Tirvert et Francis Yard , il entre ensuite à l'école
des Beaux-Arts où il fait la connaissance de Marcel Couchaux
qui l'entraine dans l'atelier de Delattre puis dans les réunions
de Blainville-Crevon.
Ecrivain, comédien le soir sur la scène du théâtre
français , Louvrier participe activement à la vie artistique
et littéraire de son époque. Il fréquente Mac Orlan,
Monet ... et expose aux côtés des "maîtres".
A Rouen , il participe à l'activité du groupe des XXX
et défend les idées "modernes".Son oeuvre est
d'une étonnante diversité, tant par les sujets traités,
les moyens d'expression utilisés que par le style. Petites touches
scintillantes ou larges empreintes du couteau sur la pâte, études
vigoureuses ou tableaux délicats, ses toiles traduisent un univers
intimiste, une ambiance plus qu'un paysage, une nature morte ou tout
autre motif.
|
|
Hippolyte MADELAINE (1871-1966)
|
Aquarelliste du vieux Rouen et des cités bourguignonnes , cet
employé de la compagnie des chemins de fer de l'Ouest rêve
de lointains voyages. Il séjourne quelques mois en Argentine
et , en 1936 , il s'embarque pour Tahiti.La végétation
luxuriante de l'île majestueuse envahit ses oeuvres, palmiers,
cordylines et flamboyants s'exhibent avec éclat sur la cendre
noire des volcans.Beauté "exotique" et sauvage , empreinte
d'une irréalité qui fascine et invite au rêve.De
retour à Rouen , ce grand voyageur devient professeur d'aquarelle
et éxecute de nombreuses vues de la ville.
|
Marcel DELAUNAY (1876-1959)
|
Elève de l'école des Beaux-Arts, il profite également
des "leçons de nature" de son aîné Charles
Frechon.Pour pallier à l'inertie des Sociétés de
Peintures locales, il décide de fonder la Société
des Artistes Rouennais.Organisateur et homme d'action infatiguable,
défenseur du patrimoine artistique, il est à l'origine
de la société des Monuments et Sites de l'Eure."Ami
du Beau" , il s'intéresse à toutes ses manifestations
: de l'architecture monumentale aux chaumières fleuries.Dans
ses toiles hautes en couleurs, les fleurs : phlox, roses, tulipes ou
lilas , occupent une place privilégiée.
|
|
|
Initié à la peinture par son ami Pinchon, il commence
à travailler sur le motif et rencontre des peintres locaux.Ses
premières toiles trahissent l'influence impressionniste, mais
très vite, les paysages perdent leur charme tranquille , la palette
s'assombrit et la pâte s'épaissit.Révolté
par l'archaisme des expositions municipales, ce jeune peintre volontaire
fonde le groupe des XXX dont la première manifestation a lieu
en 1907. Matisse, Derain, Marquet et Vlaminck y participent.Deux ans
plus tard, le groupe élargit devient "Société
de peinture Moderne".
Après l'expérience fauve ,Dumont se lance dans le cubisme
puis c'est le départ pour la capitale et le Bateau Lavoir où
il fréquente Max Jacob, Picabia, Gris, Apollinaire... Après
la "vie parisienne", il retrouve la côte normande, la
cathédrale rouennaise, Gasny et la vallée de la Seine
mais harcelé par de violentes attaques , il doit bientôt
cesser toute activité.Ses couleurs semblent sculptées
sur la toile, intenses et lumineuses dans les périodes d'accalmie,
elles se chargent de noir et disparaissent totalement quand sa peinture
devient l'expression d'un cri.
|
Marcel COUCHAUX (1877-1939)
|
|
L'ouverture de "l'Académie libre" est pour cette
nature indépendante l'occasion de fuir l'enseignement trop "placide"
de l'école des Beaux Arts. Aux séances de plein air succèdent
les réunions joyeuses et fécondes de Blainville-Crevon,
véritable creuset artistique, où se mèlent peintres,
poètes et musiciens. Une effervescence qui s'efface bientôt
pour faire place à une vie calme et rustique.
Installé avec sa famille à Sommery, village du pays de
Bray, Couchaux devient le chantre de la vie paysanne.Les travaux des
champs, le mouvement des laboureurs, les gestes des fermières
et l'animation du poulailler sont les sujets simples et vivants dont
il peuple ses tableaux.Travaillant le plus souvent au couteau, il habille
sa toile d'une pâte épaisse aux couleurs somptueuses qu'il
"tricote" ensuite au pinceau.
D'une facture robuste, son oeuvre s'apparente à ceux qu'il a
toujours peints, les hommes de la mer et de la terre normande.
|
Edouard DE BERGEVIN (1861-1925)
|
|
Inscrit à l'académie de peinture de Rouen en même
temps que Frechon, Angrand et Delattre, il poursuit sa formation à
Paris dans l'atelier de Gérome qui le considère comme
l'un de ses meilleurs élèves.
Portraitiste fort apprécié de ses contemporains, illustrateur
et affichiste, c'est aussi un paysagiste délicat. Souvent accompagné
de son ami Delattre, il se promène dans la campagne du côté
de Dieppedalle ou Petit-Couronne, ou saisit l'atmosphère d'une
rue de la ville aux cent clochers.
|
Joseph DELATTRE (1858-1912)
|
|
Ami fidèle d'Angrand et de Monet, c'est le défenseur
farouche des idées nouvelles. Ses premières toiles s'inscrivent
dans la tradition de l'école de Barbizon puis sa manière
évolue, elle devient plus libre, les formes se simplifient, les
contours s'estompent. Perdant leur caractère "conventionnel",
ses toiles se heurtent à l'incompréhension du public.
Harcelé par les difficultés financières, il est
contraint de travailler en usine.
En 1895 , il crée " l'Académie Libre" ouvrant
son atelier à de jeunes peintres qu'il entraine sur le motif,
au Pré du Loup ou sur la Côte Sainte-Catherine d'où
l'on peut voir la ville, la Seine et les trois mâts.
Maître écouté et admiré par toute une génération
d'artistes rouennais, il écrit avec modestie : "Je n'aurai
donné qu'un petit son de flûte mais il aura été
juste".
|
|
|
|
Dessinateur dans l'industrie textile, il suit les cours de l'école
des Beaux-Arts. Après des dessins de facture très classique,
il adopte la peinture à l'huile : "Je sentis réellement
le besoin d'exprimer la couleur, et je pus vérifier expérimentalement
les bienfaits de la peinture moderne qui fait vivre la lumiere sur la
palette" .
Au début des années vingt, il s'installe à Paris,
sur la butte Montmartre, et compose des toiles très architecturées
envahies de formes géométriques aux couleurs assourdies.
Puis son style évolue à nouveau, les rues de la ville
se métamorphosent sous l'effet d'une vision toute personnelle
teintée d'angoisse et de poésie.
|
Charles FRECHON (1856-1929)
|
|
Inscrit en 1879 à l'Académie de peinture et de dessin,
il rencontre Lemaître, Angrand et Delattre. Comme eux, il est
séduit par les oeuvres impressionnistes et choisit de peindre
en plein air. Ses couleurs claires appliquées sur la toile en
petites touches légères composent des paysages d'une grande
fraicheur : pommiers en fleurs, meules dorées, feuillages rougis
par l'automne ou prairie enneigée...
Peintre des saisons, habile à saisir toutes les nuances de la
campagne normande, il a brossé également quelques scènes
charmantes de son jardin.
|
Narcisse GUILBERT (1878-1942)
|
|
Issu d'une famille modeste de la campagne du
pays de Caux, le jeune garçon est apprenti lorsqu'il fait la
connaissance du "maître en plein air". Tout en continuant
à gagner sa vie, il s'inscrit à l'école des Beaux-Arts.
Les dimanches il installe son chevalet à
proximité de la Seine ou sur les plateaux dominant la ville.
Ses paysages aux coloris très sûrs et d'une grande sensibilité
attirent l'attention d'un amateur fortuné qui procure au peintre
les moyens de se consacrer à son art. Aux oeuvres normandes inspirées
des sites si souvent fréquentés par cette génération
d'artistes, s'ajoutent de somptueuses marines peintes sur les côtes
bretonnes.
|
Narcisse HENOCQUE (1879-1952)
|
|
Il fut l'un des élèves de Delattre, dont il suit l'exemple,
s'attardant sur les rives de la Seine, les prairies environnantes ou
le bord de mer.Employé de bureau, il profite de ses loisirs pour
travailler sur le motif.
Les surfaces mouvantes du ciel et de l'eau sont ses thèmes de
prédilection. Il les reproduit sur la toile dans de jolies harmonies
colorées.
|
|
|
|
Georges Ducenne de sa véritable identité, il signe toutes
ses toiles du nom de son grand-père maternel. Artiste autodidacte,
commis sur le port de Rouen puis fonctionnaire à la préfecture,
il dessine et commence à peindre sur les rives de la Seine. Ami
de Pinchon et de Dumont, il accompagne ce dernier à Paris, au
Bateau-Lavoir et se consacre désormais uniquement à la
peinture.
Paysages et natures mortes sont ses thèmes de prédilection.
Délaissant le motif , il exécute désormais ses
paysages en atelier. Ses oeuvres très composées ne laissent
pas de place au hasard, abandonnant tout effet de perspective, il géométrise
les formes et adopte une manière cubiste jusqu'en 1932.
A partir de cette date, il délaisse la peinture au profit du
théâtre. Les toiles qu'il exécute par la suite perdent
leur rigueur et les formes s'assouplissent.
|
Magdeleine HUE (1882-1944)
|
C'est la seule femme de "L'ecole de Rouen". Elle peint des
natures mortes envahies de fleurs, des scènes champêtres
et des marines associant sensibilité et hardiesse du trait. Mais
ses sujets favoris sont les fêtes foraines, les rues pavoisées
et les marchés ; scènes animées dans lesquelles
elle donne toute liberté à la couleur qui s'étale
avec ivresse.
|
|
Albert LEBOURG (1849-1928)
|
|
Originaire de Monfort-sur-Risle, dans l'Eure, il a 17 ans quand il
vient à Rouen travailler chez un architecte. Le soir il suit
les cours de l'Ecole municipale de peinture et de dessin. Préferant
la nature à la copie des plâtres antiques, il va chercher
ses "modèles" dans la campagne environnante.
Après quatre années passées à Alger comme
professeur de dessin, sa palette s'éclaircit. De retour en France,
il s'installe à Paris et expose aux côtés des impressionnistes.
Comme eux, il aime saisir les aspects fugitifs de la vallée de
la Seine transposés sur la toile en touches délicates
de gris, de vert et de mauve ; parfois quelques taches plus sombres
signalent une présence humaine.
De nombreux voyages le conduisent vers de nouveaux paysages (Auvergne,
Hollande, Belgique, Angleterre...), mais c'est à la Bouille,
près de Rouen, qu'il choisit de se retirer pour assister au spectacle
de la nature, loin des modes et des mouvements picturaux.
|
Léonard BORDES (1898-1969)
|
|
Elevé dans une famille de musiciens, il suit les cours de Zacharie
et entame une double carrière artistique. Violoncelliste au Théâtre
des Arts, il consacre le reste de son temps à la peinture. C'est
dans les quartiers populaires qu'il installe son chevalet. Darnétal,
le mont Gargan, la côte Sainte-Catherine sont ses sites privilégiés,
"il excelle à les traduire, à les multiplier de la
façon la plus émouvante, avec son âme et son coeur
mordu de froid".
|
|
|
|
Ordinaire du Jura, c'est à Paris qu'il commence à peindre,
conseillé par Juan Gris. Vers 1910, il s'installe à Rouen
et découvre le charme des vieux quartiers.
Ami d'Othon Friesz, le jeune peintre visite la cité havraise,
Fécamp, Harfleur et Honfleur le séduisent également.
Il exprime ces ports avec une palette très sobre, réduisant
les formes à l'essentiel, privilégiant les rythmes et
l'équilibre du tableau.
Sa peinture "trop dépouillée" ne bénéficie
pas des faveurs du public normand. En 1934, il quitte Rouen pour Beyrouth
où il restera jusqu'à sa mort, participant activement
à la vie artistique du pays.
|
|
|
|
Venu à Rouen accomplir son service militaire, le jeune Valenciennois
est séduit par l'aspect médiéval de la ville et
décide de s'y installer. Elève de Zacharie à l'école
des Beaux-Arts, il fonde avec Delaunay la Société des
Artistes Rouennais.
A la fois peintre et poète, il observe les métamorphoses
de la nature et propose une vision harmonieuse et apaisante d'un monde
comme ensommeillé de lumière.
De nombreux voyages, Martinique, Nouvelle-Calédonie, Chine sont
l'occasion d'évocations paradisiaques.
|
Robert-Antoine PINCHON (1886-1943)
|
|
Fils d'un bilbliothécaire de la ville de Rouen, journaliste
et critique dramatique, il est très jeune attiré par la
peinture. Talent précoce, il expose sa première toile
à l'âge de 14 ans. Inscrit à l'école des
Beaux-Arts, il fréquente également l'atelier de la rue
des Charrettes. Le collectionneur Depeaux s'intéresse à
ce garçon prometteur et l'introduit auprès des "grands",
Lebourg, Monet ...
Participant au Salon d'Automne de 1907, Pinchon découvre avec
enthousiasme les oeuvres de "fauves". Il fonde avec Dumont
le groupe des XXX.
Peintre de la lumière, coloriste virtuose, il exprime avec toute
la vivacité de sa palette et la délicatesse de sa touche,
les aspects changeants du paysage normand, les éclats du soleil
sur la ville ou les feux éclatants de l'automne. Véritables
féeries chromatiques, ses toiles séduisent le public et
la critique parisienne.
|
|
|
|
Fils de boulanger, il est lui-même mitron. Passionné de
dessin et de peinture, c'est un des plus fervents élèves
de Delattre.Il vit quelques années à Paris où il
collabore aux journaux illustrés donnant libre cours à
ses talents de caricaturiste.
De retour à Rouen, il suit les cours de l'école des Beaux-Arts
avant de s'installer à Léry, en contact direct avec la
nature. Influencé par les leçons de son maître et
par la vivacité des "fauves", l'oeuvre de Suzanne conjugue
force et émotion. Ses toiles couvertes d'une pâte épaisse
sont "ponctuées de coup de pinceaux brefs aux allures de
signes".
|
Jean THIEULIN (1894-1960)
|
|
Poète, peintre et musicien, il grandit dans un milieu propice
aux vocations artistiques : son père est un libraire bien connu
des Rouennais, son frère aîné deviendra architecte
et le cadet sculpteur.
Après une courte expérience dans le journalisme parisien,
il s'oriente vers la peinture et s'inscrit à l'école des
Beaux-Arts.Indifférent aux modes, il peint des paysages et des
natures mortes jouant sur les accords chromatiques, les effets de lumière
et l'équilibre des formes.
Son oeuvre peinte, détruite en grande partie lors des bombardements,
ne sera pratiquement pas augmentée, après la guerre, l'artiste
cessant totalement de peindre à partir de 1948.
|
Adrien SEGERS (1876-1950)
|
|
Peintre Belge, séduit par la cité normande, "Segers
rôde autour de Saint-Maclou". Il est déjà ce
bon Flamand, Rubens dans sa personne. Il plante son chevalet dans tous
les coins de la ville pour des toiles qu'il veut équilibrées
et solides comme lui-même".
|
Pierre LE TRIVIDIC (1898-1960)
|
|
Elève brillant et esprit cultivé, il s'intéresse
à tous les recoins de la ville médiévale. Ouvert
à toutes les expressions artistiques, il est à la fois
peintre, illustrateur d'ouvrages, décorateur, poète et
sculpteur.
Il pratique avec aisance la peinture à l'huile, l'aquarelle
ou la gravure. Ses sujets sont aussi variés que ses modes d'expression
: natures mortes, paysages urbains et surtout scènes de music-hall,
de théâtre ou de cirque. Images en mouvement dans lesquelles
il donne toute la mesure de son talent et de sa fantaisie.
|
Eugène TIRVERT (1881-1948)
|
|
"Disciple" de Delattre, il se lie à la nouvelle vague
d'artistes anti-conformistes qui constituent le groupe des XXX. A l'occasion
de l'exposition de 1907, il découvre les oeuvres de Vlaminck,
Dufy, Marquet, Matisse...
Très vite libéré de l'influence impressionniste,
ses toiles se font plus construites, ses formes plus solides, les couleurs
s'enhardissent. Paysages, portraits et natures mortes vibrent avec la
même intensité et la même force.Fauve par sa palette,
Cézannien par la rigueur de ses compositions, Tirvert est parvenu
à une véritable synthèse picturale.
|
Maurice VAUMOUSSE (1876-1961)
|
|
Musicien passionné de peinture, Vaumousse est violoniste au
Théâtre des arts. C'est aussi un des habitués de
l'atelier de la rue des Charettes. Suivant l'exemple du maître
du plein air, il observe les bords de mer, la Seine et les prairies
environnantes... Toute une nature calme et changeante qu'il exprime
avec fougue, pour mieux saisir "l'instant".Les bombardements
ont détruit une grande partie de sa production.
|
|
|
|
Décorateur, antiquaire, musicien, naturaliste et collectionneur
enragé. Henri Vignet est aussi un peintre de talent qui s'est
plu à exprimer les aspects les plus pittoresques du vieux Rouen
et de l'île Saint-Louis. A l'écart des mouvements picturaux
qui traversent l'époque, il observe et compose.
|
Léon-Jules LEMAITRE (1850-1905)
|
|
Après des études à l'Académie de peinture
de Rouen puis dans l'atelier de Gérôme à Paris,
Lemaître se passionne pour la peinture de plein air et l'impressionnisme.
Il rallie à sa cause ses amis rouennais Frechon, Angrand et Delattre
; "Comme les trois mousquetaires, ils sont quatre, jeunes, ardents..."
écrira un critique. Les toiles qu'il peint à cette époque
avec une grande vivacité sont rejetées par le public.
Après plusieurs tentatives, toutes vouées à l'echec,
il doit se résigner et adopte une technique plus "sage"
pour représenter les "coins du vieux Rouen", architectures
auréolées de brouillard qu'anime une foule de petits personnages.
|
Louis GERMAIN (1897-1952)
|
Fils d'instituteurs savoyards, il devient enseignant lui même
puis concourt au professorat de dessin à Paris où il fréquente
l'Ecole du Louvre et l'atelier "La Chaumière". Il enseigne
ensuite le dessin à l'école Supérieure de Chambéry.Sa
carrière l'entraine à Rouen puis au lycée Charlemagne
à Paris. Son frère Félix est l'auteur de beaux
livres sur la montagne. Tout les deux sont des alpinistes chevronnés
et il ramène de jolies pochades de ses courses et des ouvres
executées sur le motif. La revue La Montagne reproduit
quelques unes de ses toiles et la galerie Saint-Louis de Grenoble l'expose.Ses
touches puissantes communiquent admirablement sa passion pour la montagne.
|
|
|
| |