Galerie Bertran

Ecole de Rouen, Ecole Normande, Art, antiquités, peinture XIXeme et XXeme siècle



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ECOLE DE ROUEN


Léonard BORDES (1898-1969)

Léonard BORDES (1898-1969)

 

ECOLE DE ROUEN

du 14 novembre 1989 au 15 janvier 1990

Léonard BORDES (1898-1969) : Le port vu de la rue Saint Eloi

 




Exposition Voyage


Voyage

Voyage

Exposition Voyage

Mesure du temps et de l’espace

Ethnographie – tableaux – Livres – Marines

Curiosités – Gravures




Louvrier ” l’insolite ” Peintre de l’Ecole de Rouen


Maurice LOUVRIER (1878-1954)

Maurice LOUVRIER (1878-1954)

 

Louvrier ” l’insolite ” Peintre de l’Ecole de Rouen

du18 novembre au 28 décembre 1988

Maurice LOUVRIER (1878-1954) : Neige à Blainville – Crevon (datée 1900)

LOUVRIER L’INSOLITE

Galerie Bertran, le portrait d~ groupe cède la place ou portrait particulier, après “l’Ecole de Rouen” présentée dans toute sa diversité, c’est une vingtaine d’œuvres de Maurice louvrier qui vont occuper, en cette fin d’année, les cimaises de la rue Molière. Un louvrier insolite et multiple qui charme et étonne. Rouennais de naissance et de cœur, élève et admirateur de Joseph Delattre, écrivain et acteur à ses heures ; il était de ceux qui savent attendre, flâner, regarder, s’attarder. Privilèges d ‘une époque direz-vous, peut-être, mais encore fallait-il les saisir, se laisser enchanter par les plus humbles choses et y découvrir toute la poésie du monde. Les tableaux montrent et racontent, tout est prétexte à la peinture. Un petit ours en peluche étendu sur le dos, les membres écartelés. Image tendre et fragile d’un souvenir d ‘enfance retrouvé au fond d’un tiroir ou au coin de sa mémoire. A ses côtés, une nature morte vivante ; les yeux écarquillés et la bouche rouge grande ouverte, le masque de Pierrot regarde un vase garni de fleurs et s’émerveille de tant de beauté rassemblée.

L’écrivain aurait-il inspiré le peintre? La nature elle aussi prend part aux enchantements. Des falaises presques irréelles dont la masse solide et imposante s’est dissoute dans les nuances de vert pâle et de blanc côtoient une interprétation d ‘une toile de Sisley, un village sous la neige, étrange et magique sous son masque olivâtre . Presque monochrome, un paysage tout de vert vêtu lui aussi, montre un clocher dominant la campagne ; autour les formes disparaissent noyées dans l’uniformité des tons. Jamais la couleur n’écrase ni n’agresse ; même quand il s’approche du Fauvisme, Louvrier modère les contrastes. Le pastel et l’aquarelle lui permettent de traduire avec la sensibilité et la tendresse qui le caractérisent la nature environnante et toute une humanité qu’il «croque» avec émotion, ajoutant sur la couleur leur silhouette au crayon. Les techniques varient et le «style » également. Avec Maurice Louvrier, on ne peut parler d ‘une manière picturale. Chaque tableau diffère du précédent. Après les brumes impressionnistes sont apparues autour de 1900 des toiles vigoureuses nourries des recherches et des d iscussions passionnées du cercle de Blainville-Crevon ; la pâte grasse, noire, ocre ou blanche, directement posée sur la toile indique en quelques traits larges et précis l’essentiel du motif laissant de grands espaces en réserve. Quelques tableaux ainsi composés nous offrent l’image d ‘une incontestable modernité. Par la suite , Louvrier revient à des compositions plus nuancées, le trait s’assouplit et la palette s’adoucit. Sous son pinceau, la rue des petites eaux est un feu d ‘artifice délicat ; sur fond bleu nuit s’animent de fines touches de rouge , de jaune et de vert qui éclatent et pétillent. Quand le couteau remplace le pinceau, le tableau devient une juxtaposition de carrés de couleurs ajoutés. La matière épaisse et irrégulière valorise la subtilité des alliances chromatiques. L’abstraction est toute proche mais « sous les apparences transitoires de la forme et de la couleur, écrit son ami René Fauchois, Louvrier était avide de découvrir et de traduire l’âme même des choses, cette palpitation à l’objet comme à l’homme, à la fleur comme à l’animal ….

Laurence FLAMENT

 

 




Exposition Ecole de Rouen 1988


Marcel COUCHAUX (1877-1939)

Marcel COUCHAUX (1877-1939)

 

Exposition Ecole de Rouen

Septembre Octobre 1988

Marcel Couchaux : Le bal




L’Ecole de Rouen


Robert Antoine Pinchon

Robert Antoine Pinchon

L’Ecole de Rouen

Exposition du 11 mai 1988

Robert-Antoine PINCHON (1886-1943) : Automne aux Grenadiers