Galerie Bertran

Ecole de Rouen, Ecole Normande, Art, antiquités, peinture XIXeme et XXeme siècle



expositions précédentes

Exposition Raymond BIGOT


RAYMOND BIGOT (1872-1953)

Exposition du 17 mai au 12 juillet 2019

Raymond Bigot est né à Orbec dans le Calvados en 1872. Dès l’âge de 13 ans, il devient apprenti chez le père Hardouin, un artisan ébéniste qui lui a transmis son amour pour le bois. Raymond Bigot dira en souvenir de son professeur : « Je n’ai eu que deux maîtres dans ma vie, le père Hardouin et la nature ». Son apprentissage terminé, il se rend à Paris où il perfectionne sa technique en sculpture et en peinture. Il travaille dans différents ateliers de décoration, et suit des cours place des Vosges et aux Arts Décoratifs. Il découvre, chez des amateurs et dans des galeries, des estampes japonaises de Utamaro et de Hokusaï qui vont avoir une grande influence sur son travail. Passionné d’animaux et de nature, les oiseaux deviennent son sujet de prédilection. En 1914, il s’installe à Honfleur où il sculpte des essences de bois françaises et exotiques. Sculpteur virtuose et synthétique, cet observateur obstiné et sensible de la nature fait éclore d’une bille de bois une chouette, un aigle, un faisan, un dindon, une poule, avec une transcription parfaite des attitudes. 

Ses sculptures épurées sont en tailles directes (sans moulage, ni étude préparatoire), chaque oeuvre est un exemplaire unique et rare.

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Collection américaine de peintres français


Exposition du 17 mai au 12 juillet 2019

Grands amateurs d’art, les américains font preuve depuis des décennies d’un véritable engouement pour la peinture française. Ils ont dans leurs musées et dans leurs collections privées certaines de nos plus belles peintures. Amateurs éclairés, ils ont acheté, dès la fin du XIXème siècle, de nombreuses toiles impressionnistes qui étaient alors boudées par certaines de nos institutions. Aujourd’hui encore, leur intérêt pour nos peintres est resté très grand. Les collectionneurs américains sont des passionnés avec une grande connaissance culturelle de notre peinture. 

L’École de Rouen n’échappe pas à la règle, et c’est avec un grand plaisir que la Galerie Bertran vous invite à venir découvrir ce remarquable ensemble qui regroupe de très belles oeuvres de notre patrimoine.


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R. A. PINCHON (1886-1946)

Matinée d’été en Normandie

Période fauve.

Huile sur toile signée en bas à droite. Vers 1907

60 x 73 cm

 

 




ECOLE DE ROUEN AU SALON DE VINCENNES


Rendez-vous au Salon de Vincennes

du 26 avril au 5 mai 2019

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Ecole de Rouen à Vincennes

 

Pour la première fois la Galerie Bertran présente les peintres de l’École de Rouen à Paris. Une remarquable collection sera exposée, regroupant les peintres Pierre Hodé (provenance de la collection Pillement), Albert Lebourg, Robert Antoine Pinchon, Charles Angrand, Charles Frechon, Joseph Delattre, et Pierre Dumont. 

Juste retour pour ces peintres qui ont habité et travaillé dans la capitale. Les ateliers de peintures comme le Bateau-Lavoir de Montmartre, les grandes galeries parisiennes comme Durand-Ruel et Bernheim, ont bien connu ces artistes.  




Peintures d’eau – Exposition du 7 décembre 2018 au 9 février 2019


Exposition du 7 décembre 2018 au 9 février 2019

le thème du paysage ou l’émancipation de la peinture.

Le paysage n’était pas considéré comme un genre noble par les académies d’art. Au cours du XIXe siècle, plusieurs artistes ont créé une rupture avec la domination et l’influence de l’Académie.

L’impressionnisme a fait école, et a largement influencé la production artistique de l’époque tout en créant un regard nouveau sur le paysage. 

Maurice LOUVRIER Le pont aux piles blanches huile sur toile signée en bas à gauche. Vers 1930 16 x 22 cm

Maurice LOUVRIER (1878-1954) – Le pont aux piles blanches – huile sur toile signée en bas à gauche. Vers 1930 – 16 x 22 cm

La Normandie, muse des peintres impressionnistes et post-impressionnistes

Les artistes recherchent des nouveaux motifs à peindre, et le territoire normand est une vaste source d’inspiration grâce à la diversité et la beauté de ses paysages : son littoral, ses ports, ses stations balnéaires à la mode et ses monuments. A la recherche de sensations visuelles et de variations lumineuses, les impressionnistes ont trouvé en Normandie un territoire au ciel changeant, où chaque jour, se forment de nouveaux paysages, une nouvelle esthétique.

Tous ces motifs saisis sur le vif, sur l’instant, offrent une riche palette de couleurs déclinables à l’infini. Les paysages contrastés, que les effets atmosphériques subliment, rendent l’éphémère et l’instantané uniques.

Joseph DELATTRE Le Café du Passage huile sur toile signée en bas à gauche. Vers 1900. 31 x 45 cm

Joseph DELATTRE (1858-1912) – Le Café du Passage – huile sur toile signée en bas à gauche. Vers 1900. 31 x 45 cm

Révolution de l’art pictural : peindre sur le motif grâce à de nouvelles inventions. 

Sortir de l’atelier et des villes pour peindre en plein air est facilité par du nouveau matériel allégé et plus maniable, avec notamment l’invention du tube de peinture (en 1841), et du chevalet de campagne (en 1857).

Les artistes recherchant des nouvelles sensations visuelles trouvent matière à leurs ambitions en Normandie. La région connaît un véritable succès, rendu possible par la création des lignes de chemin de fer entre Paris-Rouen (1843) et Paris-Le Havre (1847). La peinture sur le motif a révolutionné le choix des sujets. Le thème de l’eau sous toutes ses formes devient omniprésent dans ces représentations picturales.

Pierre LE TRIVIDIC (1898-1960) - Le port de Rouen - Aquarelle signée en bas à gauche. Vers 1930 - 49 x 58 cm

Pierre LE TRIVIDIC (1898-1960) – Le port de Rouen – Aquarelle signée en bas à gauche. Vers 1930 – 49 x 58 cm

Peintures d’eau (ou paysages d’eau)

La présence de l’eau dans les paysages, devient une marotte pour les artistes affranchis de l’Académie. L’eau est figurée par la mer, la Seine, les rivières, les ruisseaux, les mares, la pluie, la brume et le brouillard. 

Ces effets atmosphériques provoqués par des instabilités météorologiques, provoquent du mouvement, et ces éléments mobiles et éphémères que forment l’air et l’eau, sont traités de façon vivante. L’artiste transcrit avec ses harmonies de couleurs, les vibrations de lumière aux reflets changeants. 

…On peut entendre les bruits et percevoir les senteurs.

A différentes heures du jour, saisir la moindre variation lumineuse est une course pour l’artiste.

Fixer les nuages, la pluie, la brume, la fumée des bateaux et l’eau sur la toile en conservant le mouvement, devient la première préoccupation du peintre.

 

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Albert LEBOURG
Montfort-sur-Risle-1849 • Paris – 1928

Rouen, la Dame Blanche dans le port des yachts

Huile sur toile signée en bas à droite.
46 x 65 cm

François Depeaux, industriel rouennais est un grand collectionneur de peintres impressionnistes et postimpressionnistes. Il fait l’acquisition en 1895 d’un yacht écossais qu’il baptise la Dame Blanche (prénom de son épouse) et qu’il conserve jusqu’à son décès en 1920. Construit en 1877, en fer, (matériau moderne au milieu du XIXe siècle),et déjà équipé d’électricité, le nouvel armateur François Depeaux le réaménage, pour en faire un yacht à vapeur particulièrement confortable et raffiné. Il y reçoit des artistes comme Monet, Sisley, Lebourg et Pinchon. Pendant la 1ère Guerre mondiale François Depeaux met à la disposition du gouvernement son yacht pour les blessés du front.

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Pierre DUMONT
Paris -1884 • Paris – 1936

Voilier à Varengeville

Huile sur toile signée en bas à droite. Vers 1904-1905
60 x 73 cm

L’ élaboration des premières toiles aux teintes fauves de Pierre Dumont se situe vers 1901. Sa peinture lumineuse aux colorations vives est surprenante de modernité. Ces oeuvres encore très peu connues du grand public ravissent les collectionneurs, notamment outre-atlantique, où quelques très beaux spécimens sont conservés dans de grandes collections privées. Alors que les « fauvistes » Georges Braque et Émile Othon Friesz peignent à Anvers (1906) puis à la Ciotat (1907), quelques rouennais dont Pierre Dumont, Robert Antoine Pinchon et Maurice Louvrier travaillent en plein air en Normandie comme ici, à Varengeville.




Exposition Printemps 2018


EXPOSITION DE PRINTEMPS

Du 6 avril au 12 juillet 2018

Après une exposition sur le peintre Pierre Hodé avec ses toiles “cubisantes” aux teintes sourdes, la Galerie Bertran regroupe “15” artistes et présente une sélection d’œuvres postimpressionnistes aux couleurs vives.

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Pierre Le TRIVIDIC (1898-1960) : Marché place de la Haute-Vieille-Tour

 

Les peintures choisies pour cette exposition nous montrent la grande diversité de visions artistiques, la qualité technique et créative de ces artistes non dépourvus de tempérament et d’audace.

Une dizaine d’artistes sont exposés avec des toiles inédites et rares comme celles des peintres trop peu productifs, Léon-Jules Lemaître et Charles Frechon.

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Léon-Jules LEMAITRE (1850-1905) : Rouen, devant l’église Saint-Vincent


Ces peintres que l’on regroupe sous la bannière de l’Ecole de Rouen, ont apporté leur concours aux courants picturaux d’avant-gardes de la fin du XIX siècle et du début du XX siècle.

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Léon-Jules LEMAITRE (1850-1905) : Rouen, la place Barthélémy

Pour les amateurs de peintures, la galerie présente une sélection de 60 œuvres comprenant des huiles, des dessins et des aquarelles.

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Narcisse Guilbert :  Marché à Dieppe

Artistes exposés : Albert LEBOURG (2), Léon-Jules LEMAÎTRE (4), Pierre DUMONT (4), Maurice LOUVRIER (4), Narcisse GUILBERT (3), Joseph DELATTRE (4), Paul MASCART (3), Narcisse HENOCQUE (3) Léonard BORDES (3), Georges BRADBERRY (3), Robert Antoine PINCHON (2), Pierre Le TRIVIDC (4), Adrien SEGERS (1), Eugène Tirvert (1), Raymond BIGOT(1), Maurice VAUMOUSSE (1) …




DESSINS ET AQUARELLES du 29 septembre au 24 octobre 2017


Exposition d’automne 2017

Dessins et Aquarelles

Irréfléchi, instinctif ou rigoureusement tracé, le dessin est à l’honneur pour notre exposition d’Automne 2017.
Du 29 septembre au 24 octobre la Galerie Bertran suit du regard le trait d’un crayon et le pinceau de l’aquarelliste évoluant sur une feuille de papier.

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Etude pour une oeuvre importante ou bonhomme « têtard » d’un jeune enfant, le dessin est incontournable. Des fresques rupestres à nos jours, le dessin est souvent le commencement de tous projets.

La période choisie pour notre exposition, se situe à la fin du XIXe et jusqu’au milieu du XXe siècle. Epoque où les artistes étudient le dessin avec rigueur dans les écoles d’art.

Le dessin est croquis, esquisse, ébauche ou totalement abouti. Dans ce dernier cas, il devient une œuvre d’art à part entière, au même rang qu’une peinture. Les artistes possédant pleinement la technique du dessin épouseront une ou plusieurs de ses utilisations. Dessiner peut servir à travailler sa technique comme le musicien travaille ses gammes, à conserver une bonne perception visuelle, à mesurer l’espace, les proportions et les angles, à transcrire la couleur en noir et blanc, à faire sa mise en page avant de commencer une peinture.Certains dessinateurs en laissant libre court à leur imagination, vont libérer leur bras et le laisser créer sans trop le contraindre. D’autres, vont s’acharner méthodiquement à transcrire ce qu’ils imaginent ou ce qu’ils voient.

Le résultat d’une création sur papier restitue plus de spontanéité que la peinture à l’huile qui est plus complexe et ardue à mettre en place. L’énergie induite par le mouvement est visible. Les traits de la mine de plomb nous laissent deviner le geste de l’artiste et rythment les œuvres.

Proche du crayon, l’aquarelle est un autre procédé rapide adopté par certains artistes. Elle leur permet de se déplacer sans s’encombrer et de travailler d’après nature. Les pochades réalisées laissent apparaître le papier par transparence. Ce dernier est source de lumière, le blanc étant absent de la palette. La technique ne permet ni repentir, ni retouche et supporte peu les superpositions.

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Le dessin et l’aquarelle sont deux pratiques rapides à main levée auxquelles on peut ajouter la gouache, le pastel et l’encre. Elles permettent d’aller immédiatement à l’essentiel du sujet sans se perdre dans les détails.

La sélection d’artistes présentée à la galerie réunit des spécialistes de l’art sur papier. De nombreux dessins, aquarelles, encres et pastels sont réunis. Pour les amateurs de peintures, quelques toiles viennent agrémenter cette exposition.

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Pierre HODÉ – Collection Claude PILLEMENT.


du 10 novembre 2017 au 19 janvier 2018

La galerie Bertran a le grand plaisir de présenter un ensemble exceptionnel d’œuvres majeures du peintre Pierre Hodé. Les peintures proviennent de la collection Claude Pillement, amateur d’art et auteur du premier livre consacré à Pierre Hodé.

 Voir les toiles

Pierre HODÉ (Rouen 1889- Paris 1942) 

Artiste autodidacte, Pierre Hodé n’a pas suivi le cursus habituel des peintres de l’École de Rouen. De son vrai nom Georges Pierre Théodule Ducenne, il prendra le pseudonyme de Pierre Hodé pour débuter sa carrière d’artiste. Jeune amateur d’art, Il commence le dessin et la peinture dès l’âge de 12 ans. Curieux, il améliore sa technique en visitant les expositions de peintures dans les galeries d’art et dans les musées. Il a l’occasion d’admirer à Rouen les artistes novateurs parisiens et normands, réunis par le peintre Pierre Dumont comme : Marcel Duchamp, Raymond Duchamp-Villon, Jacques Villon, André Derain, Maurice de Vlaminck, Henri Matisse, Albert Gleizes, André Lhote, Roger de la Fresnaye, Juan gris, Jean Metzinger…

Il est reconnu comme un artiste « vrai » par l’intransigeant Pierre Dumont. Le peintre Robert-Antoine Pinchon l’aide financièrement en lui achetant plusieurs toiles. Grâce à eux, il est soutenu dans sa démarche artistique et côtoie les peintres les plus créatifs et précurseurs du moment.

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Pierre HODÉ (1889-1942) : Le marinier – Huile sur toile signée en bas à droite 55 x 38 cm

L’ exposition présentée à la galerie Bertran concerne essentiellement les peintures à tendances cubistes réalisées entre 1920 et 1931. La réunion d’œuvres est importante compte tenu de la très faible production de cet artiste, 16 toiles dont plusieurs grands formats sont présentées au public durant toute la durée de l’exposition du 10 novembre 2017 au 19 janvier 2018. L’ exposition est accompagnée d’images d’archives et du livre de Claude Pillement.




La couleur en avant, du fauvisme aux années 70


Pierre DUMONT (1884-1936)

Pierre DUMONT (1884-1936) : Portrait de Georges Sauclières – Huile sur toile signée en bas à droite datée 1905. Dimensions : 56 x 46 cm

du 20 mai au 22 juillet 2017

La galerie Bertran réunit un ensemble d’artistes en une exposition éclectique. De 1900 aux années 1970, figurative ou abstraite, la peinture sous de multiples formes est exposée. Un accrochage dense comme au XIXe siècle, rassemble toiles, aquarelles et dessins avec des motifs variés. Parmi ces artistes, le peintre Pierre Dumont est largement représenté avec des oeuvres puissantes dont quatre de sa période fauve. La manière est instinctive, les couleurs vives sont brossées avec peu de mélanges et les teintes utilisées ne sont plus nécessairement fidèles aux motifs représentés.

Georges Dubosc critique d’art et peintre rouennais écrit en 1906 lors du 1er salon de la Société des Artistes Rouennais : « M. Pierre Dumont ne recherche pas encore ces consécrations officielles. Tempérament d’avant-garde, plein d’audace et de crâneriez, un peu « enfant terrible », dans une exposition particulière, il avait cependant déjà montré, non sans outrance, les qualités d’un peintre. Ses portraits ont dû, certes, estomaquer de nombreux visiteurs qui n’y ont point reconnu les agréments ordinaires des effigies mondaines. Ils se réclament en effet, de formules d’une sauvagerie brutale et d’une couleur féroce, mais on ne peut leur refuser le don de la vie. Ils peuvent être excessifs, comme le sont certains Van Gogh ou certains Gauguin, ils ne sont point d’une monotone banalité. Et c’est beaucoup ! … Quelques paysages accompagnent ces portraits hallucinants …»

Artistes présentés : Pierre DUMONT, Roger TOLMER, Georges BRADBERRY, Joseph DELATTRE, Raymond BIGOT, Robert A. PINCHON, Maurice LOUVRIER, Tony Fritz VILARDS, Adrien SEGERS, Pierre LE TRIVIDIC, Marcel COUCHAUX, Narcisse GUILBERT…

Pierre Dumont (1884-1936) : Le jardin

Pierre DUMONT (1884-1936) : Le jardin                               huile sur toile signée en bas à gauche vers 1906                         Dimensions : 68 x 92 cm




Exposition d’Hiver 2016-2017


EXPOSITION D’HIVER
Du 16 décembre 2016 au 18 février 2017

Voir les oeuvres dans la rubrique Ecole de Rouen

La Galerie Bertran consacre son exposition d’hiver 2016-2017 à des œuvres majeures
d’artistes de la région et de l’Ecole de Rouen.

Découvrir des toiles inédites de belle qualité technique est toujours une grande motivation pour la galerie. Pour les amateurs de peintures, nous recherchons ce qu’il y a de meilleur dans la production de ces aristes depuis 1985. Ces peintres qui ont gagné leur renommée dans les Musées nationaux, les galeries, Salons parisiens et de province, nous étonnent et nous laissent admiratifs devant la modernité de leurs œuvres.

La réunion de peintures proposée traverse différentes périodes tels que : l’impressionnisme avec Albert Lebourg, le néo-impressionnisme avec Charles Frechon, le fauvisme avec Pierre Dumont, le post-cubisme avec Pierre Hodé, le postimpressionnisme avec Joseph Delattre, Robert Antoine Pinchon, Paul Mascart, Georges Bradberry … et montre un éventail large de la richesse du patrimoine pictural normand. Mais en dehors de tous ces classements en « isme » que les artistes ignoraient ou rejetaient, c’est la qualité intrinsèque de chaque œuvre que la galerie met en avant.

Ce qu’est ou n’est pas une bonne peinture, là est la question. Mais plusieurs facteurs peuvent éveiller notre attention et nous mettre en bonne voie comme : la composition, l’harmonie des couleurs, la qualité du dessin et bien sur la lumière qui a une importance de premier plan pour tous les artistes peintres.

Pour les visiteurs, amateurs de peintures, l’exposition propose une sélection de 60 oeuvres dont 18 d’exception.

 

Œuvres Choisies : 

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Pierre HODÉ (1889-1942) : Paris, le pont des Arts et l’île de la Cité
Huile sur toile signée en bas à droite, vers 1925.
Dimensions : 81 x 100 cm

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Charles FRECHON (1856-1929) : Forêt en automne
Huile sur toile signée en bas à gauche, vers 1915-1920
Dimensions : 60 x 73 cm

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Charles FRECHON (1856-1929) : Pommiers en fleurs
Huile sur toile signée en bas à droite. vers 1895-1898
Dimensions : 60 x 73 cm

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Joseph DELATTRE (1858-1912) : Gribane
Huile sur toile signée en bas à gauche, vers 1902
Dimensions : 38 x 46 cm

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Pierre DUMONT (1884-1936) : Le pont Neuf et l’ile de la Cité
Huile sur toile signée en bas à droite, vers 1910.
Dimensions : 65 x 81 cm

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Albert LEBOURG (1849-1926) : Le printemps à Vétheuil, le vallon fleuri.
Huile sur toile signée en bas à droite
Dimensions : 46 x 65 cm

Bibliographie : Léonce Bénédite, reproduit p. 262 n° 447
Ancienne collection O. Zieseniss.

« Christian Otto Zieseniss (1865-1938)
Homme d’affaires et diplomate partageant son temps entre la France et les Etats-Unis, Christian Otto Zieseniss fut un collectionneur des plus reconnus de son temps. Côtoyant les plus grands marchands des peintres impressionnistes, il développa un regard artistique d’une grande qualité, son goût personnel l’amenant à s’intéresser tout particulièrement à la représentation du paysage à la fin du XIXe siècle. Ce collectionneur éclairé se passionna ainsi pour ce que les peintres impressionnistes et leurs précurseurs ont voulu donner à voir : une image sensible du paysage, de la lumière et des variations atmosphériques. La collection fut ensuite transmise par Christian Otto Zieseniss à son fils Charles-Otto, féru d’Histoire et l’un des plus éminents spécialistes de l’époque napoléonienne, qui la compléta par de nouvelles catégories d’oeuvres.»  Sotheby’s New-York 06 novembre 2013 (à l’occasion de la dispersion d’une partie de la collection, avec des œuvres de Gustave Courbet, Alfred Sysley, Camille Pissarro)

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WINTER EXHIBITION
From December 16, 2016 to February 18, 2017

The Bertran Gallery makes its winter exhibition 2016-2017 with major works artists from the normandy and the Ecole de Rouen. Discovering original paintings of high technical quality is always a great motivation for the gallery. For lovers of paintings, we seek the best in the production of these artists since 1985. These painters who have won their fame in the National Museums, galleries, Parisian and provincial fairs, amaze us with the modernity of their works.The gathering of paintings proposed goes through different periods such as: the impressionism with Albert Lebourg, neo-impressionism with Charles Frechon, fauvism with Pierre Dumont, post-cubism with Pierre Hodé, postimpressionism with Joseph Delattre, Robert Antoine Pinchon, Paul Mascart, Georges Bradberry … and shows a wide range of the wealth of Norman pictorial heritage. But apart from all these classifications in “ism” that artists ignored or rejected, it is the intrinsic quality of each work that the gallery puts forward.

Selected Works :

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Pierre HODÉ (1889-1942) : Paris, le pont des Arts et l’île de la Cité
Oil on canvas signed low right, circa 1925.
81 x 100 cm

FRECHON007

Charles FRECHON (1856-1929) : Forêt en automne
Oil on canvas signed low left, circa 1915-1920
60 x 73 cm

FRECHON025

Charles FRECHON (1856-1929) : Pommiers en fleurs
Oil on canvas signed low right, circa 1895-1898
60 x 73 cm

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Joseph DELATTRE (1858-1912) : Gribane
Oil on canvas signed low left, circa 1902
Dimensions : 38 x 46 cm

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Pierre DUMONT (1884-1936) : Le pont Neuf et l’ile de la Cité
Oil on canvas signed low right, circa 1910.
65 x 81 cm




Exposition d’Automne 2016


Du 14 octobre au 26 novembre 2016

Une nouvelle sélection de peintures du XIXe et du XXe siècle et, un hommage au peintre Léonard Bordes.
Il est le peintre des faubourgs de Rouen. Il s’intéresse, comme ses ainés aux beaux paysages de Normandie, mais il est également préoccupé par la condition humaine. C’est un peintre de plein air, postimpressionniste mais aussi à tendance expressionniste. Il déforme la réalité pour inspirer au spectateur une réaction émotionnelle. Les visions angoissantes du peintre sont déformées et accentuées pour donner une plus grande intensité. A l’aquarelle comme à l’huile, sa peinture est spontanée, puissante et sans concession. Sa palette est sobre, il utilise des teintes sourdes et maîtrise parfaitement les effets de lumière. Artiste aux multiples facettes utilisant une technique unique.

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Léonard BORDES rue Martainville à Rouen

 




Pierre HODE (1889-1942) jusqu’au 24 septembre 2016


Pierre Hodé

Portrait de Pierre Hodé.

Pierre Hodé nait à Rouen rue de la Grosse Horloge en 1889. A 14 ans, il a deux passions, le dessin et le théâtre.
Son attirance pour le 6ème art ne le quittera jamais, il réalisera de nombreux décors et inventera pour ce dernier le décor synthétique*. Il quitte les bancs de l’école à l’âge de 15 ans et trouve un travail de commis sur les quais, où l’activité bat son plein. Le port de Rouen exerce déjà sur lui une attirance que l’on retrouve dès 1906 dans ses premières peintures. Le peintre Robert Antoine Pinchon qui reconnaît le talent du jeune artiste lui apporte une aide morale et financière.

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Pierre HODE (1889-1942) : Le pichet bleu – Huile sur toile signée en bas à gauche – 38 x 46 cm

Il rejoint son ami Pierre Dumont au Bateau-Lavoir à Montmartre en 1913 . Grace à la Société Normande de Peinture Moderne et à son arrivée dans la capitale, Pierre Hodé côtoie les courants artistiques les plus innovants*.

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Pierre HODE (1889-1942) : L’abside de Notre Dame – Huile sur toile signée en bas à gauche – 54 x 65 cm – Exposition Galerie Henry 85 rue de Seine à Paris

Réformé en 1914 (problème musculaire), il rejoint cependant le front en 1916 où il sera sévèrement intoxiqué par les gaz moutarde. Affaibli pour le restant de sa vie, il gardera néanmoins son humour et sa joie de vivre.

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Pierre HODE (1889-1942) : Nature morte à la théière – huile sur toile signée en haut à gauche – 51 x 65 cm

Après la guerre, il recommence la peinture avec des vues de Paris, et, à partir des années 1920, on retrouve régulièrement Pierre Hodé aux Salons des Artistes Indépendants et aux Salons d’Automne de Paris présidés par Paul Signac, et à Rouen avec la Société des Artistes Rouennais qui organise de nombreuses expositions.

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Pierre HODE (1889-1942) : Portrait de femme – huile sur panneau signée en bas à droite – 35 x 27 cm

Des galeries parisiennes comme la Galerie Bernheim-Jeune, la Galerie Henry et la galerie Barbazange montrent les travaux de Pierre Hodé aux cotés d’œuvres de Georges Braque, Raoul Dufy, Maurice Utrillo, Jean Metzinger, Emile Othon Friesz …

Grand amateur d’art, son ami de la Comédie Française, Georges Dorival collectionne les toiles de Pierre Hodé et celles de Maurice Utrillo, d’Amedeo Modigliani, Pierre Dumont, Suzanne Valadon, Pablo Picasso, Auguste Renoir…

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Pierre HODE (1889-1942) : Le buveur – huile sur toile signée en haut à gauche – 46 x 37 cm

Pierre Hodé s’installe comme cafetier à Honfleur pour quelques mois. Il y réalise plusieurs toiles de la Lieutenance et décore le Café de Paris de fresques murales. De retour à Paris, il expose dans plusieurs galeries, mais le peintre connaît un plus grand succès avec les décors de théâtre qu’il réalise depuis plusieurs années.

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Pierre HODE (1889-1942) : Nature morte à la mappemonde – Huile sur toile signée en bas à droite – 90 x 110 cm

En 1931, il met un terme à sa carrière de peintre pour se consacrer uniquement à la création de décors.

Sollicité par le peintre Robert Delaunay, il reprend les pinceaux en 1937. Après cette longue période sans peindre, il est ravi de participer à la création du pavillon des chemins de fer pour l’Exposition Internationale des Arts et des Techniques.

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Ironie du sort, Pierre Hodé, seul peintre de l’Ecole de Rouen à avoir volontairement cessé la peinture est aujourd’hui un des plus prisé.

* Pierre Hodé invente un nouveau concept en réduisant les décors à de simples cubes déplacés à vue ou à des aplats de couleurs. L’avant garde de l’époque affectionne ces décors synthétiques qui seront largement réutilisés par la suite et encore aujourd’hui.

* Dans la capitale au début du XIXe siècle différents mouvements artistiques se croisent, se côtoient ou s’affrontent : expressionisme, fauvisme, cubisme, dadaïsme, art abstrait.

A. B

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Maurice LOUVRIER (1878-1954)


Jusqu’au 10 septembre 2016, 22 oeuvres de Maurice LOUVRIER provenant de collections normandes sont exposées à la galerie Bertran dans le cadre du Festival 2016.

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Son imagination fertile et ses recherches incessantes font de lui un artiste singulier. Intimiste, féérique et moderne sa production est déroutante par sa richesse. Ses thèmes préférés sont les natures mortes où les plus simples objets prennent vie, les brumes et les brouillards où les ciels et la Seine se confondent, et encore les rues de Rouen animées par de petites âmes où ses souvenirs d’enfances peuvent resurgir.

L’effet primant sur le motif, il acquière à force de travail, une technique qui lui permet d’élaborer différentes façons de peindre.

- Dès 1900, les “réserves” sont utilisées par Maurice LOUVRIER. En laissant des parties non peintes sur ses cartons et ses toiles, il les intègre comme une nouvelle teinte visible du tableau.

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Maurice LOUVRIER : Nature morte aux poireaux – Huile sur carton signée en bas à droite – 67 x 95 cm

– Epaisse et grasse sa peinture peut être proche de celle de son ami Pierre DUMONT. Il marquette ses toiles de couleurs vives aux teintes contrastées et accorde avec une grande sensibilité la puissance des touches avec ses motifs intimistes.

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Maurice LOUVRIER : Vase et rose jaune – Huile sur carton signée en bas à droite – 22 x 25 cm

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Maurice LOUVRIER : Bouquet de roses – Huile sur carton signée en bas à gauche – 20 x 20 cm

– Thèmes chers à sont professeur Joseph DELATTRE, les brumes de Maurice LOUVRIER sont poussées jusqu’à l’abstraction. Il est expert pour diluer et fondre entre elles des teintes proches du monochrome.

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Maurice LOUVRIER : Fleurs derrière une vitre – Huile sur panneau signée et datée 1930 au dos – 19 x 11 cm

– L’aquarelle, très diluée et étayée par quelques coups de crayons, est souvent utilisée pour ses souvenirs d’enfances. Souvenirs qu’il raconte dans ” Brumes et fantômes ” et ” Au fond d’un tiroir ”

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Maurice LOUVRIER : Extrait de Brumes et Fantômes – Imprimé en 1940 – Préfacé par Pierre Mac Orlan

 

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Maurice LOUVRIER : Raymond Pirotte (petit frère de Marthe Louvrier) – aquarelle shd – 27 x 22 cm

Les oeuvres  sont présentées avec des documents d’archives, photos, lettres et livres sur cet artiste étonnant.

A. Bertran