Galerie Bertran

Ecole de Rouen, Ecole Normande, Art, antiquités, peinture XIXeme et XXeme siècle



Artistes exposés

Charles FRECHON


Charles FRECHON (1856-1929)

Inscrit en 1879 à l’Académie de peinture et de dessin, il rencontre Lemaître, Angrand et Delattre. Comme eux, il est séduit par les oeuvres impressionnistes et choisit de peindre en plein air. Ses couleurs claires appliquées sur la toile en petites touches légères composent des paysages d’une grande fraicheur : pommiers en fleurs, meules dorées, feuillages rougis par l’automne ou prairie enneigée…
Peintre des saisons, habile à saisir toutes les nuances de la campagne normande, il a brossé également quelques scènes charmantes de son jardin.

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Emile Othon FRIESZ


Emile Othon FRIESZ (1879-1949)

Il est né au Havre, fréquenta l’Ecole des Beaux Arts, qui n’influença pas son style pictural.Il dessina très jeune, et seule l’idée d’être navigateur comme ses proches l’écarta un bref moment de son destin. A Paris, il eut comme professeur le célèbre Bonnat, mais incompris par ce dernier, il abandonna l’atelier. Enfin, il connut l’amitié avec son professeur Lhullier, ami de Jongking, issu du même milieu que lui. Lhulllier le fit dessiner sans relâche, lui fit connaître Delacroix, Géricault, Corot, Charbi…Parmi les élèves se trouvaient Dufy et Braque. Il fut d’abord reconnu en tant que fauviste. Il s’était lié avec Matisse : « les deux grands fauves » . Considéré comme un révolutionnaire, il a tendu à la grandeur classique. Sa carrière s’ouvre dès 1895. Il est l’un des rares artistes qui dès leur jeunesse ont accompli des œuvres abouties. Il voyage en France avant la guerre, démobilisé, il reprend ses activités. Il devient professeur et tente de pratiquer comme son maître Lhullier, communiquant à la fois dynamisme et sagesse. Il travailla durant cinquante ans avec opiniâtreté et passion.

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Pierre DUMONT


Pierre DUMONT (1884-1936)

Initié à la peinture par son ami Pinchon, il commence à travailler sur le motif et rencontre des peintres locaux.Ses premières toiles trahissent l’influence impressionniste, mais très vite, les paysages perdent leur charme tranquille , la palette s’assombrit et la pâte s’épaissit.Révolté par l’archaisme des expositions municipales, ce jeune peintre volontaire fonde le groupe des XXX dont la première manifestation a lieu en 1907. Matisse, Derain, Marquet et Vlaminck y participent.Deux ans plus tard, le groupe élargit devient “Société de peinture Moderne”.
Après l’expérience fauve ,Dumont se lance dans le cubisme puis c’est le départ pour la capitale et le Bateau Lavoir où il fréquente Max Jacob, Picabia, Gris, Apollinaire… Après la “vie parisienne”, il retrouve la côte normande, la cathédrale rouennaise, Gasny et la vallée de la Seine mais harcelé par de violentes attaques , il doit bientôt cesser toute activité.Ses couleurs semblent sculptées sur la toile, intenses et lumineuses dans les périodes d’accalmie, elles se chargent de noir et disparaissent totalement quand sa peinture devient l’expression d’un cri.

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Raymond DUCHAMP-VILLON


Raymond DUCHAMP-VILLON (1876 – 1918)

Le 5 Novembre 1876 naissant à Damville, dans l’Eure, le second fils du Receveur de l’Enregistrement, Justin-Isidore-Eugène Duchamp et de sa femme, Marie-Caroline-Lucie Nicolle. Dès la rentrée scolaire de 1885, il devient pensionnaire au Lycée Corneille de Rouen. En 1894, le voilà à Paris, au Quartier Latin pour faire son P.C.B.  Sur le point de terminer sa médecine, il est atteint d’une crise de rhumatismes aigus qui l’oblige à abandonner ses études et à se soigner sérieusement. C’est à ce moment qu’il commence à sculpter, en autodidacte .L’œuvre : Elle peut se diviser en trois périodes : les premières œuvres, influencées par Rodin, entre 1902 et 1910. La recherche d’une forme simplifiée, entre 1910 et 1912. Les sculptures « cubistes » entre 1912 et la mort de l’artiste.
A partir de 1904, Raymond Duchamp-Villon expose régulièrement des œuvres à la Société Nationale des Beaux-Arts, puis aux Indépendants et au Salon d’Automne.
Le groupe de Puteaux se forme autour des 3 frères Duchamp. Duchamp-Villon expose son Beaudelaire dans un ensemble d’André Mare au Salon d’Automne 1910-1911.
En 1912, la Section d’Or expose sous ce nom rue La Boétie. Au Salon d’Automne la Maison Cubiste.
En 1913, il expose à New-York : l’Armony Show et au Salon d’Automne le Boudoir avec André Mare.
En 1914, il s’engage comme médecin auxiliaire. Il est envoyé au IIème Cuirassiers à St Germain en Laye. Envoyé sur le front de Champagne en 1915, il y contracte la typhoïde.
En 1916, Hôpital de Mourmelon : le Coq Gaulois pour le Théâtre aux Armées.
En 1917, Hôpital de Châlons sur Marne. Portrait du Professeur Gosset et études pour un jeu d’échecs.
En 1918 , il est transporté à Cannes et meurt le 7 Octobre.

L’art est le rapport de l’homme avec l’indéchiffrable. Il n’y a rien d’étonnant à ce qu’il soit illisible… C’est aussi l’unique moyen pour l’homme de s’évader en esprit et de goûter la liberté.
(Notes manuscrites inédites de Raymond Duchamp-Villon).

 




Marcel DELAUNAY


Marcel DELAUNAY (1876-1959)

Elève de l’école des Beaux-Arts, il profite également des “leçons de nature” de son aîné Charles Frechon.Pour pallier à l’inertie des Sociétés de Peintures locales, il décide de fonder la Société des Artistes Rouennais.Organisateur et homme d’action infatiguable, défenseur du patrimoine artistique, il est à l’origine de la société des Monuments et Sites de l’Eure. “Ami du Beau”, il s’intéresse à toutes ses manifestations : de l’architecture monumentale aux chaumières fleuries. Dans ses toiles hautes en couleurs, les fleurs : phlox, roses, tulipes ou lilas , occupent une place privilégiée.

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Joseph DELATTRE


Joseph DELATTRE (1858-1912)

Ami fidèle d’Angrand et de Monet, c’est le défenseur farouche des idées nouvelles. Ses premières toiles s’inscrivent dans la tradition de l’école de Barbizon puis sa manière évolue, elle devient plus libre, les formes se simplifient, les contours s’estompent. Perdant leur caractère “conventionnel”, ses toiles se heurtent à l’incompréhension du public. Harcelé par les difficultés financières, il est contraint de travailler en usine.En 1895 , il crée ” l’Académie Libre” ouvrant son atelier à de jeunes peintres qu’il entraine sur le motif, au Pré du Loup ou sur la Côte Sainte-Catherine d’où l’on peut voir la ville, la Seine et les trois mâts.
Maître écouté et admiré par toute une génération d’artistes rouennais, il écrit avec modestie : “Je n’aurai donné qu’un petit son de flûte mais il aura été juste”.

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Edouard DE BERGEVIN


Edouard DE BERGEVIN (1861-1925)

Inscrit à l’académie de peinture de Rouen en même temps que Frechon, Angrand et Delattre, il poursuit sa formation à Paris dans l’atelier de Gérome qui le considère comme l’un de ses meilleurs élèves.
Portraitiste fort apprécié de ses contemporains, illustrateur et affichiste, c’est aussi un paysagiste délicat. Souvent accompagné de son ami Delattre, il se promène dans la campagne du côté de Dieppedalle ou Petit-Couronne, ou saisit l’atmosphère d’une rue de la ville aux cent clochers.

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Georges CYR


Georges CYR (1880-1964)

Ordinaire du Jura, c’est à Paris qu’il commence à peindre, conseillé par Juan Gris. Vers 1910, il s’installe à Rouen et découvre le charme des vieux quartiers. Ami d’Othon Friesz, le jeune peintre visite la cité havraise, Fécamp, Harfleur et Honfleur le séduisent également. Il exprime ces ports avec une palette très sobre, réduisant les formes à l’essentiel, privilégiant les rythmes et l’équilibre du tableau. Sa peinture “trop dépouillée” ne bénéficie pas des faveurs du public normand. En 1934, il quitte Rouen pour Beyrouth où il restera jusqu’à sa mort, participant activement à la vie artistique du pays.

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Albert Ernest CARRIER BELLEUSE


Albert Ernest CARRIER BELLEUSE (1824-1887)

Albert Ernest Carrier Belleuse dit Carrier Belleuse naît le 12 juin 1824 à Anizy-le-château (Aisne).Son père disparu, il n’avait alors que 10 ans.Les frères Arago (Etienne et François) cousins germains de la famille s’occupèrent de son éducation. Leurs relations furent une chance pour Carrier Belleuse.Il voulait gagner de l’argent pour aider sa mère et se rend à Paris.
En 1834, il travailla comme apprenti ciseleur à l’atelier Bauchery.Lorsque François vit qu’Albert persistait dans ces efforts, il le recommanda à David d’Angers, à la suite de quoi , il fut admis dans l’atelier du fameux Orfèvre Fauconnier.En 1840 , il fut admis à l’école des Beaux Arts de Paris où il se lie d’amitié avec Jules Salmson.Il y fut brièvement inscrit et la quitta sans diplôme. Il commença à suivre des cours du soir à l’école royale de dessins et de sculpture d’ornement. Là, il se fit des amis, les plus fameux : Carpeaux, Charles Garnier et Gabriel Davioud et Henri Chapu.
En 1850 , après la révolution de 1848 , il quitta la France pour l’Angleterre.En 1855 , il revient en France. Il fait sa première apparition au Salon de 1857 où il expose ensuite ses oeuvres chaque année.Il se signale comme un homme doué d’une exceptionnelle virtuosité, extraordinairement prolifique.A l’instar de Clodion, il puise ses sources dans l’Antiquité, l’école de Fontainebleau qu’il adapte avec un égal bonheur au style du second Empire.En 1958 , Il s’adonne également à la sculpture monumentale avec la mort du Général Desaix qui sera remarqué au salon de 1859.Il fréquente l’entourage de Napoléon III dont il exécute un buste et immortalise les demi-mondaines , des personnalités du monde politique et des arts “DUMAS” , “DAUMIER”, “DENIERE” , et “RODIN” .Ses amis, ses proches l’inspirent également. Dans son atelier, il emploie de talentueux auxiliaires parmi lesquels son beau-fils Chéret et Auguste Rodin, qui travailla sous ses directives de 1864 à 1871.Il est prouvé qu’ensemble il réalisèrent des oeuvres, sous le nom de Carrier Belleuse. L’activité de Carrier Belleuse se poursuit après la chute du second Empire. Six nouvelles statues de Carrier Belleuse sont présentées devant les ruines des Thuilleries en 1872.
De 1876 à 1887, il dirige l’atelier des travaux d’Arts de la manufacture de Sèvres en se consacrant à l’art du biscuit.Lorsque Rodin exposa le plâtre de l’homme qui s’éveille à la nature au salon de 1877, il fut accusé d’avoir effectué un moulage sur nature. Carrier Belleuse attesta l’authenticité du travail de Rodin et garantit son avenir de sculpteur. Estimé par les artistes et très prisé par ses contemporains, il a sans nul doute influencé son époque et encouragé les jeunes talents, comme Rodin et Carpeaux.En 1887 , il meurt à Sèvres. Sa tombe à Saint Germain en Lay est ornée par son buste sculpté par Rodin.




Georges BRADBERRY


Georges BRADBERRY (1878-1959)

De nationalité anglaise par son père , le jeune Bradberry est né à Maromme près de Rouen. Paysagiste comme son Maître Delattre , il utilise le pastel ou l’aquarelle pour exprimer avec une infinie délicatesse les sous-bois baignés de brumes matinales ou enflammés dans leur habit automnal. Marcheur infatigable et observateur sensible , sa palette enregistre les plus sensibles variations atmosphériques. En quête d’une lumière de plus en plus intense, il juxtapose avec bonheur turquoise, vermillon, mauve, ocre et outre mer pour donner naissance à des oeuvres pleines de charme et de poésie qui ne peu nuire.

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Georges BRADBERRY (1878-1959)

English nationality through his father, the young Bradberry was born in Maromme near Rouen. Landscaper as his Master Joseph Delattre, he uses the pastel or watercolor to express with infinite delicacy the woods bathed in morning mists or inflamed in their autumn dress. Tireless walker and sensitive observer, his palette records the most sensitive atmospheric variations. In research of a more intense  light, he juxtaposes with happiness turquoise, crimson, mauve, ocher and overseas to give birth to artworks full of charm and poetry that can’t harm.

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Léonard BORDES


Léonard BORDES (1898-1969)

Elevé dans une famille de musiciens, il suit les cours de Zacharie et entame une double carrière artistique. Violoncelliste au Théâtre des Arts, il consacre le reste de son temps à la peinture. C’est dans les quartiers populaires qu’il installe son chevalet. Darnétal, le mont Gargan, la côte Sainte-Catherine sont ses sites privilégiés, “il excelle à les traduire, à les multiplier de la façon la plus émouvante, avec son âme et son coeur mordu de froid”.

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Léonard BORDES (1898-1969)

Raised in a family of musicians, he studied with the master Zacharie at the beaux-arts school and began a dual career in music and painting. Cellist at the Theatre of Arts of Rouen, he spend the rest of his time to painting. It is in popular neighborhoods where he set up his easel. Darnétal,  the Mont Gargan, St. Catherine hill are his favorites sites, ” he excels to translate them, to multiply them in the most moving way, with his soul and his heart.

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Raymond BIGOT


Raymond BIGOT (1872 – 1953)

Né en 1872 à Orbec (Calvados). Peintre, aquarelliste, sculpteur sur bois, animalier, décorateur. A l’âge de douze ans, il effectue un apprentissage comme sculpteur chez un vieil ébéniste d’Orbec. Il suivra ensuite des cours en atelier à Paris, il revient à Honfleur dans sa villa « La Hulotte ».
Ses sculptures taillées dans le bois de rose et bois exotique représentent principalement des Oiseaux : hulottes, perruches de Dakar, dindons. Ses aquarelles expriment la légèreté et la profondeur  du plumage de la chouette, busard, hibou. Il participe à diverses expositions en Europe et en Amérique. Il expose au salon d’automne en 1907, puis au salon des Tuileries entre 1923 et 1927. En 1925, il recevra le grand prix de l’exposition des arts décoratifs. Il décède le 26 avril 1953 à Ecquemauville (Calvados).

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