Galerie Bertran

Ecole de Rouen, Ecole Normande, Art, antiquités, peinture XIXeme et XXeme siècle



Artistes exposés

Hippolyte MADELAINE


Hippolyte MADELAINE (1871-1966)

Aquarelliste du vieux Rouen et des cités bourguignonnes, cet employé de la compagnie des chemins de fer de l’Ouest rêve de lointains voyages. Il séjourne quelques mois en Argentine et, en 1936, il s’embarque pour Tahiti. La végétation luxuriante de l’île majestueuse envahit ses oeuvres, palmiers, cordylines et flamboyants s’exhibent avec éclat sur la cendre noire des volcans. Beauté “exotique” et sauvage, empreinte d’une irréalité qui fascine et invite au rêve. De retour à Rouen , ce grand voyageur devient professeur d’aquarelle et éxecute de nombreuses vues de la ville.

Tableaux d’Hippolyte MADELAINE actuellement en vente à la galerie




Maurice LOUVRIER


Maurice LOUVRIER (1878-1954)

Elève du lycée Corneille aux côtés de Dumont , Pinchon , Tirvert et Francis Yard , il entre ensuite à l’école des Beaux-Arts où il fait la connaissance de Marcel Couchaux qui l’entraine dans l’atelier de Delattre puis dans les réunions de Blainville-Crevon. Ecrivain, comédien le soir sur la scène du théâtre français , Louvrier participe activement à la vie artistique et littéraire de son époque. Il fréquente Mac Orlan, Monet … et expose aux côtés des “maîtres”.
A Rouen , il participe à l’activité du groupe des XXX et défend les idées “modernes”.Son oeuvre est d’une étonnante diversité, tant par les sujets traités, les moyens d’expression utilisés que par le style. Petites touches scintillantes ou larges empreintes du couteau sur la pâte, études vigoureuses ou tableaux délicats, ses toiles traduisent un univers intimiste, une ambiance plus qu’un paysage, une nature morte ou tout autre motif.

Catalogue disponible à la boutique

Tableaux de Maurice Louvrier actuellement en vente à la galerie




Léon-Jules LEMAITRE


Léon-Jules LEMAITRE (1850-1905)

Après des études à l’Académie de peinture de Rouen puis dans l’atelier de Gérôme à Paris, Lemaître se passionne pour la peinture de plein air et l’impressionnisme. Il rallie à sa cause ses amis rouennais Frechon, Angrand et Delattre ; “Comme les trois mousquetaires, ils sont quatre, jeunes, ardents…” écrira un critique. Les toiles qu’il peint à cette époque avec une grande vivacité sont rejetées par le public.
Après plusieurs tentatives, toutes vouées à l’echec, il doit se résigner et adopte une technique plus “sage” pour représenter les “coins du vieux Rouen”, architectures auréolées de brouillard qu’anime une foule de petits personnages.

Tableaux de Léon-Jules LEMAITRE actuellement en vente à la galerie




Albert LEBOURG


Albert LEBOURG (1849-1928)

Originaire de Monfort-sur-Risle, dans l’Eure, il a 17 ans quand il vient à Rouen travailler chez un architecte. Le soir il suit les cours de l’Ecole municipale de peinture et de dessin. Préferant la nature à la copie des plâtres antiques, il va chercher ses “modèles” dans la campagne environnante.
Après quatre années passées à Alger comme professeur de dessin, sa palette s’éclaircit. De retour en France, il s’installe à Paris et expose aux côtés des impressionnistes. Comme eux, il aime saisir les aspects fugitifs de la vallée de la Seine transposés sur la toile en touches délicates de gris, de vert et de mauve ; parfois quelques taches plus sombres signalent une présence humaine.
De nombreux voyages le conduisent vers de nouveaux paysages (Auvergne, Hollande, Belgique, Angleterre…), mais c’est à la Bouille, près de Rouen, qu’il choisit de se retirer pour assister au spectacle de la nature, loin des modes et des mouvements picturaux.

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Magdeleine HUE


Magdeleine HUE (1882-1944)

C’est la seule femme de “L’ecole de Rouen”. Elle peint des natures mortes envahies de fleurs, des scènes champêtres et des marines associant sensibilité et hardiesse du trait. Mais ses sujets favoris sont les fêtes foraines, les rues pavoisées et les marchés ;  scènes animées dans lesquelles elle donne toute liberté à la couleur qui s’étale avec ivresse.

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Pierre HODÉ


Pierre HODÉ (1889-1942)

Georges Ducenne de sa véritable identité, il signe toutes ses toiles du nom de son grand-père maternel. Artiste autodidacte, commis sur le port de Rouen puis fonctionnaire à la préfecture, il dessine et commence à peindre sur les rives de la Seine. Ami de Pinchon et de Dumont, il accompagne ce dernier à Paris, au Bateau-Lavoir et se consacre désormais uniquement à la peinture.
Paysages et natures mortes sont ses thèmes de prédilection. Délaissant le motif , il exécute désormais ses paysages en atelier. Ses oeuvres très composées ne laissent pas de place au hasard, abandonnant tout effet de perspective, il géométrise les formes et adopte une manière cubiste jusqu’en 1932.
A partir de cette date, il délaisse la peinture au profit du théâtre. Les toiles qu’il exécute par la suite perdent leur rigueur et les formes s’assouplissent.

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Narcisse HENOCQUE


Narcisse HENOCQUE (1879-1952)

Il fut l’un des élèves de Delattre, dont il suit l’exemple, s’attardant sur les rives de la Seine, les prairies environnantes ou le bord de mer. Employé de bureau, il profite de ses loisirs pour travailler sur le motif. Les surfaces mouvantes du ciel et de l’eau sont ses thèmes de prédilection. Il les reproduit sur la toile dans de jolies harmonies colorées.

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Narcisse GUILBERT


Narcisse GUILBERT (1878-1942)

Issu d’une famille modeste de la campagne du pays de Caux, le jeune garçon est apprenti lorsqu’il fait la connaissance du “maître en plein air”. Tout en continuant à gagner sa vie, il s’inscrit à l’école des Beaux-Arts. Les dimanches il installe son chevalet à proximité de la Seine ou sur les plateaux dominant la ville. Ses paysages aux coloris très sûrs et d’une grande sensibilité attirent l’attention d’un amateur fortuné qui procure au peintre les moyens de se consacrer à son art. Aux oeuvres normandes inspirées des sites si souvent fréquentés par cette génération d’artistes, s’ajoutent de somptueuses marines peintes sur les côtes bretonnes.

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Louis GERMAIN


Louis GERMAIN (1897-1952)

Fils d’instituteurs savoyards, il devient enseignant lui même puis concourt au professorat de dessin à Paris où il fréquente l’Ecole du Louvre et l’atelier “La Chaumière”. Il enseigne ensuite le dessin à l’école Supérieure de Chambéry. Sa carrière l’entraine à Rouen puis au lycée Charlemagne à Paris. Son frère Félix est l’auteur de beaux livres sur la montagne. Tout les deux sont des alpinistes chevronnés et il ramène de jolies pochades de ses courses et des ouvres executées sur le motif. La revue La Montagne reproduit quelques unes de ses toiles et la galerie Saint-Louis de Grenoble l’expose. Ses touches puissantes communiquent admirablement sa passion pour la montagne.

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Paul-Elie GERNEZ


Paul-Elie GERNEZ (1888 -1948)

Naissance à Onnaing, près de Valenciennes, le 27 Janvier 1888  de Paul-Elie Gernez, dans une famille de paysans.
Après des études dans son village natal et ensuite à l’Ecole supérieure de Valenciennes, il est tour à tour apprenti à la faïencerie d’Onnaing et élève décorateur. C’est à 13/14 ans qu’il compose ses premiers vrais dessins, les portraits de ses parents. A 17 ans, il réalise au pastel, technique qu’il gardera toute sa vie, d’étonnantes copies de tableaux de Van Dyck. Son style personnel est déjà perceptible.
Il prépare le professorat de dessin et obtient pour quelques mois un poste au lycée de Valenciennes. Puis le hasard et un poste vacant le conduisent à Honfleur. Il comprend très vite qu’il a trouvé là ce qu’il cherchait : le calme, un travail qui lui permet de vivre, mais lui laisse le temps de peindre et surtout cette atmosphère de l’estuaire tant aimée par Boudin. Il obtient un succès certain lors de ses premières expositions en 1917. Ces succès se confirment après la guerre.  Il interprète le cubisme à sa manière. Il y trouvera « une confirmation des grandes règles classiques ».
Gernez ne fait pas de concession, c’est un travailleur infatigable. Il veut accomplir tous les jours ses « gammes » et dessine beaucoup. Dans le même esprit, il réalise 2 à 4 aquarelles par jour. Il travaille d’après nature : nus, natures mortes et paysages. Gernez partage son temps entre Paris, capitale des Arts, et Honfleur qu’il ne quittera jamais longtemps. En 1923 il est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur. Les Musées français et étrangers achètent ses œuvres.
En 1942,  la maladie lui impose le repos. Son rythme se ralentit, mais il travaillera jusqu’à ce que ses dernières forces le quittent. Après une grave opération en 1946, Gernez s’éteint en 1948.
« L’art est moins la réussite d’une volonté intellectuelle ou morale que l’expression sentimentale d’un homme qui a su définir ses dons ».  (lettre à O. Friesz, 1921)

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Ambroise-Louis GARNERAY


Ambroise-Louis GARNERAY (1783 -1857)

Peintre, graveur et écrivain, né à Paris en 1783, mort dans la même ville en 1857. Fils ainé de Jean-François Garnray, il étudia la peinture avec son père et la gravure avec Debucourt. Il figura au salon de 1817 à 1857, avec des marines. Il mena une vie aventureuse et il fut un authentique corsaire. Il devint conservateur du Musée de Rouen en partie sur les recommandations de son ami E.H.Langlois.
Chevalier de la légion d’honneur en 1852 . Les œuvres de cet artistes sont nombreuses et pleines d’une expression vive. Ses plus importants tableaux sont des scènes de port et de pêche. Il fut peintre du Duc d’Angoulème. Le Musée de Rouen conserve un tableau : « La pêche à la morue ».
A la mort de Decamps en 1836, il crée au Musée de Rouen une exposition annuelle de peintres. Il est membre de la direction de la France maritime avec Gudin et Isabey.

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Michel FRECHON


Michel FRECHON (1892–1975)

Fils de Charles Fréchon, Michel naît à Rouen en 1892. Dès son enfance il dessine avec talent, puis il devient décorateur dans le pays de Caux. Il s’engage au service des armées en 1913 mais annule la même année : son caractère indépendant et artistique l’entraîne à s’inscrire à l’Ecole des Beaux Arts, profitant également de la culture familiale, rencontrant tous les amis de son père.
Pour subvenir à ses besoins, il entre comme contrôleur à la Cie d’Electricité de Rouen. En 1917,  il est récompensé par le prix Pellecat. Dès 1919, il présente quatre fusains au Salon des Artistes des Monuments Rouennais (St Maclou, la Cathédrale de Rouen) . Il abandonne la technique pointilliste pour évoluer vers une technique plus moderne. Il s’adonne à des vues de montagnes plus humbles mais très réussies. En 1935, il est accueilli par le Syndicat d’initiative en tant qu’artiste qui connaît le mieux sa ville. Jusqu’en 1964, il participera à de nombreuses expositions rouennaises.
Michel  FRECHON, sincère et fidèle à sa manière, ne connut pas le succès mérité, parce-que l’absence de couleurs dans ses œuvres n’a pas attiré un public friand de palettes colorées et chaleureuses.
Le jeu des ombres et des lumières pourra rappeler certains chef-d’œuvres du cinéma en noir et blanc.

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